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Une ménopause précoce expose à un sur-risque de diabète et à une réduction de l’espérance de vie

Plusieurs études ont déjà mis en évidence le lien entre espérance de vie et l’âge auquel survient la ménopause. Selon de nouveaux travaux, une ménopause précoce multiplie également par deux le risque de développer un diabète de type 2.

Une ménopause précoce expose à un sur-risque de diabète et à une réduction de l’espérance de vie monkeybusinessimages/iStock

  • Publié 22.10.2018 à 08h00
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La ménopause est un moment charnière dans la vie d’une femme. Il correspond évidemment à la période où elle ne peut plus avoir d’enfants suite à l’arrêt du fonctionnement de ses ovaires. Mais il est bien plus que ça : pour beaucoup de femmes, la ménopause s’accompagne de symptômes souvent peu agréables. Bouffées de chaleur, sudations nocturnes, insomnies, troubles de l’humeur et douleurs articulaires sont autant de conséquences de ce bouleversement hormonal qui rendent leur quotidien plus compliqué.

La ménopause aussi une période où, chez certaines femmes, des pathologies potentiellement graves peuvent survenir du fait des changements hormonaux et de l’avancée en âge. Parmi elles, les maladies cardiovasculaires, les fractures ostéoporotiques, mais aussi le diabète de type 2.

Selon une nouvelle étude publiée dans Menopause, le journal de la North American Menopause Society (NAMS), ce risque de diabète de type 2 serait d’autant plus important lorsque la ménopause survient de manière précoce. Ces deux facteurs réunis auraient aussi une incidence négative sur l’espérance de vie.

Une espérance de vie diminuée chez les femmes ménopausées précocement

Bien que de précédents travaux se soient déjà intéressés au lien entre diabète et ménopause précoce, aucune étude n’avait jusqu’à présent quantifié l’association combinée de ces deux données avec l’espérance de vie.

C’est désormais chose faite par les chercheurs de la NAMS, qui ont étudié l’espérance de vie auprès de 3 650 femmes ménopausées. Parmi elles, certaines étaient ménopausées tardivement (à 55 ans ou après), d’autres précocement (avant 44 ans) ou normalement (entre 45 et 54 ans). Certaines étaient aussi atteintes de diabète de type 2.

En comparant les données recueillies, les chercheurs se sont aperçus que les femmes ménopausées précocement disposaient en général d’une espérance de vie diminuée de 3,5 ans et de -4,6 ans chez les femmes non-diabétiques par rapport à celles ayant eu une ménopause tardive. Comparativement à l'âge à la ménopause normale, l'espérance de vie des femmes qui ont connu une ménopause précoce était aussi de -3,1 ans globalement et de -3,3 ans chez les femmes non-diabétiques.

Pour JoAnn Pinkerton, directrice exécutive du NAMS, ces résultats montrent que "l’âge précoce de la ménopause naturelles peut être lié à une mortalité précoce". "Les femmes ménopausées naturellement précocement ont une espérance de vie plus courte, sont plus susceptibles de souffrir de diabète et vivent moins d'années sans diabète que celles ménopausées après l'âge de 45 ans ou même après 55 ans."

Une bonne alimentation réduit les risques de diabète

D’autres études se veulent toutefois plus rassurantes pour les femmes dans leur ménopause. Celle-ci n’est en effet pas toujours synonyme d’espérance de vie diminuée, et encore moins de déclenchement d’un diabète. Il est d’ailleurs possible, selon des chercheurs, de retarder l’arrivée de la ménopause en choisissant mieux les aliments que l’on met dans notre assiette.

Ainsi, en mai 2018, le Journal of Epidemiology & Community Health publiait une étude selon laquelle une alimentation riche en poissons gras (3,3 ans de retard par portion/jour) et en légumineuses fraîches (0,9 ans de retard par portion/jour) retarde l’arrivée de la ménopause, tout comme une alimentation riche en vitamine B6 (0,6 ans de retard par mg/jour) et en zinc (0,3 ans de retard par mg/jour). À l’inverse, consommer trop souvent du riz, des pâtes et des collations salées a été associé à une ménopause naturelle plus précoce.

Une autre étude menée cette fois-ci en Suède a démontré que suivre un régime paléolithique après la ménopause garantissait non seulement une perte de poids, mais diminuait aussi les facteurs de risque du diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires. Autant de bonnes raisons de faire attention à son alimentation, que l’on soit ou non en période de ménopause…

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