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Ménopause : ce qu’il faut manger pour retarder son arrivée

Poissons gras, légumineuses fraîches… Une nouvelle étude vient de démontrer que les choix alimentaires peuvent avancer l’arrivée de la ménopause et inversement.

Ménopause : ce qu’il faut manger pour retarder son arrivée From_my_point_of_view/Istock

  • Publié 05.05.2018 à 11h46
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Selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of Epidemiology & Community Health, les choix alimentaires peuvent retarder ou avancer l’arrivée de la ménopause, à l’année voire même au mois près. Les scientifiques sont partis du postulat suivant : une ménopause "naturelle" correspond à une absence de menstruation pendant au moins 12 mois consécutifs.

Vitamine B6 et zinc

Selon le chercheur Yashvee Dunneram et ses collègues, un régime alimentaire riche en poissons gras (3,3 ans de retard par portion/jour) et en légumineuses fraîches (0,9 ans de retard par portion/jour) retarde l’arrivée de la ménopause, tout comme une alimentation riche en vitamine B6 (0,6 ans de retard par mg/jour) et en zinc (0,3 ans de retard par mg/jour).

La recherche révèle par ailleurs que les régimes non végétariens retardent aussi l’arrivée de la ménopause (+0,8 ans par rapport aux femmes végétariennes).

Pâtes et riz

A l’inverse, une consommation plus élevée de pâtes et de riz a été associée à une ménopause naturelle plus précoce (-1,5 ans par portion/jour), tout comme la consommation de collations salées (-1,0 ans par portion/jour).

Les chercheurs ont également analysé un sous-groupe de femmes n’ayant jamais eu d’enfants. Résultat : la ménopause précoce à été associée à une consommation plus élevée de raisins (2,5 ans d’avance par portion) et de volaille (5,2 ans de moins par portion).

Les femmes qui ont participé à l’étude n'avaient jamais eu recours à l'hormonothérapie substitutive, à ovariectomie ou à l’hystérectomie bilatérale. La cohorte comprenait 14 172 personnes. Analysées pendant 4 ans, 914 ont été ménopausées au cours de cette période. Leur régime alimentaire a été évalué à l'aide d'un questionnaire.

"Les praticiens vont donc désormais prendre en compte le régime alimentaire des femmes lorsqu'ils traitent des questions liées à la ménopause ", se félicite Yashvee Dunneram.

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