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Sexualité et risque

Cancer de la prostate : un nombre de partenaires sexuelles élevé augmente le risque

Le nombre de partenaires sexuelles, l’âge au premier rapport sexuel et la fréquence de l’éjaculation semblent influer significativement sur le risque de cancer de la prostate. La piste infectieuse se précise. Explications.  

Cancer de la prostate : un nombre de partenaires sexuelles élevé augmente le risque ThitareeSarmkasat/iStock

  • Publié 11.10.2018 à 18h07
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Un nombre de partenaires sexuelles élevé augmente le risque de cancer de la prostate, alors qu’un âge élevé lors du premier rapport sexuel et une faible fréquence des éjaculations chaque semaine diminuent le risque. C’est en tout cas ce que suggère une étude publiée dans le Journal of Sexual Medicine.

L’idée selon laquelle l’activité sexuelle des hommes pouvait augmenter ou diminuer les risques n’est pas nouvelle, mais c’était plutôt l’hyperactivité sexuelle qui était considérée comme protectrice. Cette nouvelle recherche est plus affirmative puisqu’elle a analysé 22 études sur le sujet et 55 490 participants dans neuf pays.

Moins de partenaires, moins de risques

Contrairement à ce qui était envisagé dans certaines études donc, cette analyse révèle que les hommes ayant eu moins de partenaires sexuelles sont moins exposés aux risques de cancer de la prostate. À partir de dix partenaires féminines, le risque serait ainsi multiplié par 1,10. De même, avoir son premier rapport sexuel à un âge avancé réduirait également les risques de cancer de la prostate. Selon l’étude, ce risque diminuerait de 4% tous les cinq ans.

Le rôle des infections sexuellement transmissibles

Comment expliquer cela ? D’après les chercheurs, avoir une vie sexuelle active pendant plus longtemps et avec de nombreuses partenaires augmente l’exposition aux infections sexuellement transmissibles (IST), et à des comportements plus risqués.

Si tout n’est pas compris sur les facteurs de risque du cancer de la prostate, plusieurs études ont signalé une association entre une séropositivité ou une prostatite à Trichomonas vaginalis et le cancer de la prostate et sa mortalité. Ce risque n’est pas confirmé dans toutes les études, mais la piste est intéressante car Trichomonas vaginalis est généralement peu symptomatique chez l’homme et ce germe ne réagit pas aux mêmes antibiotiques que ceux habituellement utilisés dans les infections sexuellement transmissibles, ou même lors des infections respiratoires usuelles. Il expose donc a des infections chroniques de la prostate.

L’éjaculation modérée serait protectrice

Cependant, les auteurs notent que les niveaux hormonaux, des lésions ou une inflammation chronique de la prostate pourraient également être impliqués.

Enfin, l’étude suggère qu’une éjaculation modérée, deux à quatre fois par semaine, mais avec la même partenaire, pourrait permettre de se protéger contre le cancer. Une éjaculation fréquente pourrait réduire la quantité de carcinogènes contenus dans le liquide prostatique ou freiner le développement de cristalloïdes intra-luminaux prostatiques, liés au cancer de la prostate.

Il y a encore du travail, mais cette étude clarifie nettement la situation et ouvre la porte au rôle défavorable d’une infection avec inflammation chronique de la prostate. Reste à savoir laquelle.

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