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QUESTION D'ACTU

Dioxyde de titane, futur scandale sanitaire

Efferalgan, Nurofen: faut-il craindre les nanoparticules qu'ils contiennent?

Dans une enquête publiée ce 22 mars, le magazine « 60 millions de consommateurs » révèle la présence de nanoparticules de dioxyde de titane, ou colorant E171, ont été trouvées dans plusieurs médicaments fréquemment présents dans nos boîtes à pharmacie.

Efferalgan, Nurofen: faut-il craindre les nanoparticules qu'ils contiennent? nensuria/iStock

  • Publié 22.03.2018 à 15h32
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  • Mise à jour le 23.03.2018 à 12h52
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Le scandale des nanoparticules se poursuit. Après avoir révélé en septembre dernier leur présence dans des biscuits et sucreries, le magazine 60 millions de consommateurs révèle ce jeudi 22 mars que les nanoparticules de dioxyde de titane (TiO2) étaient également présentes dans des médicaments.

Après les cosmétiques et l'alimentation, les nanoparticules de dioxyde de titane sont également présente dans la composition de certains médicaments. La réglementation est assez laxe en ce domaine or, plusieurs études pointent leur effet néfaste sur notre santé.

6 médicaments passés au crible

50 000 fois plus petites qu’un cheveu, ces nanoparticules fréquemment utilisées dans l’industrie cosmétique aident à modifier la couleur, l’odeur, la fluidité ou encore la texture des produits et empêchent l’oxygène et l’humidité d’altérer le produit. 60 millions de consommateurs a relevé leur présence dans six références que l’on trouve régulièrement dans nos boîtes à pharmacie : l'Efferalgan, le Spasfon, le Zyrtecset utilisé contre les rhinites allergiques, le Nurofen, le Doliprane pour enfants et l'Euphytose, un médicament à base de plantes utilisé contre les troubles du sommeil.

Ainsi, détaille le magazine, 17% du dioxyde de titane (présent sous la mention E171) contenu dans le Nurofen 400mg est présent sous forme de nanoparticules. Ce pourcentage s’élève à 20% dans l’Efferalgan 1g et dans le Doliprane 200mg pour enfants, à 16% dans le Spasfon, à 36% dans le Zyrtecset. C’est dans l’Euphytose que la présence des nanoparticules de dioxyde de titane est la plus importante (44%).

Un futur scandale sanitaire ?

Le problème, note 60 millions de consommateurs, c’est que la présence de ces nanoparticules de dioxyde de titane avec la mention [nano] « n’apparaît jamais dans les notices ». « Profitant de l’absence totale d’encadrement concernant l’étiquetage des nanoparticules dans les médicaments, les fabricants se gardent bien de fournir cette information devenue plus que sensible. À quand une mention [nano] obligatoire dans les médicaments, comme c’est le cas dans les cosmétiques ? », se demande le magazine.

L’impact réel des nanoparticules sur notre organisme n’est pas encore connu, mais inquiète les ONG et les associations de consommateurs. En raison de leur taille microscopique, elles « franchissent bien plus aisément nos barrières physiologiques », expliquait en août 2017 sur FranceInfo Magali Ringoot, porte-parole de l'association Agir pour l'environnement.

En avril 2017, une étude de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) a ainsi mis en évidence leur potentiel cancérogène chez le rat. Les chercheurs avaient fait ingérer à des rats du dioxyde de titane contenant 40 à 45 % de nanoparticules, à des doses proches de celles que l’homme peut absorber. Après cent jours d’exposition, ils ont observé que le dioxyde de titane entraînait une croissance accélérée de lésions initialement bénignes comme les polypes dans le côlon.

D’autres études ont montré qu'une fois dans l'organisme, les nanoparticules de dioxyde de titane peuvent avoir un effet inflammatoire pulmonaire ou affaiblir le système immunitaire.

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Privilégier d’autres médicaments

« Par principe de précaution », 60 millions de consommateurs conseille donc de « remplacer tout médicament incorporant du dioxyde de titane par son équivalent sans dioxyde de titane ». Pour l’Efferalgan, le magazine cite ainsi le Doliprange 1 g ou le Paracétamol Arrow 1 g. Le Doliprane enfant 200 mg peut quant à lui être remplacé par les suppositoires.

Certaines références, comme le Nurofen, n’ont cependant pas d’équivalent. « Mais cette substitution n’est pas toujours possible, ou relève d’un véritable parcours du combattant, comme nous l’avons constaté lors de notre enquête », regrette le magazine.

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