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QUESTION D'ACTU

Insomnie, dépression

Le manque de sommeil risque de déprimer les adolescents

Les nouveaux modes de vie ont entraîné une progression du manque de sommeil. Que ce soit chez les adultes ou chez les plus jeunes. Mais pour les adolescents, les conséquences seraient encore plus néfastes.

Le manque de sommeil risque de déprimer les adolescents tab62/epictura

  • Publié 06.12.2017 à 17h04
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La privation chronique de sommeil– coucher tardif et réveil trop tôt pour aller à l’école ou au travail - est devenue un mode de vie pour les enfants, les adolescents et même les adultes, surtout avec l'utilisation croissante des téléphones et des tablettes jusque tard dans la nuit.
Mais ce « jet lag » social pose de sérieux risques pour la santé mentale : une nouvelle étude démontre que, pour les adolescents, même une courte période de restriction du sommeil pourrait, à long terme, augmenter leur risque d’avoir des troubles psychologiques.

Perturbation des circuits de la récompense

Les chercheurs ont découvert dans une étude basée sur un jeu que la privation de sommeil affectait le putamen, une région du cerveau qui joue un rôle dans les mouvements basés sur les objectifs et le circuit de la récompense dans le cerveau.
Lorsque les participants étaient privés de sommeil et même quand la récompense dans le jeu auquel ils jouaient était plus grande, le putamen se montrait moins réactif. Une fois reposé, la région du putamen ne montrait aucune différence que la récompense soit élevée ou faible.

Dépression et dépendance

De la même façon, il existe un lien entre manque de sommeil et troubles de l’humeur. Après une nuit de limitation du sommeil, les participants qui ont la plus faible activation du putamen ont également le plus de symptômes dépressifs. Cette découverte est cohérente avec un grand nombre de recherches qui montrent que la dépression est associée avec une altération du fonctionnement du circuit de la récompense dans le cerveau, dont le putamen fait partie.

Ces résultats suggèrent que la privation de sommeil pendant l'adolescence peut interférer avec la façon dont le cerveau traite les récompenses. Un problème susceptible de perturber l'humeur et d'augmenter les risques de dépression, de comportements à risque ou de dépendances aux drogues.

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