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QUESTION D'ACTU

Journée Mondiale contre l’AVC

AIT : on peut prévenir les AVC !

L’AVC, l’accident vasculaire cérébral, que l’on appelle également « attaque », fait peur. Par les décès qu’il provoque, mais surtout en raison de l’importance des séquelles, marche et parole, et l’invalidité qu’il suscite.

AIT : on peut prévenir les AVC ! sudok1/epictura

  • Publié 28.10.2017 à 15h49
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En réalité, la journée mondiale contre l’AVC, aurait pu dû s’appeler « Journée d’information sur les AIT ». Il faut insister sur ce phénomène important et beaucoup moins connu : l’AIT, « l’Accident Ischémique Transitoire ». Sous ce nom, un peu compliqué, se cache le même problème que l’attaque de paralysie, sauf que le mot transitoire est là, pour insister sur la durée et le caractère régressif de cet accident neurologique : tout redevient normal en 24 heures. Il peut même ne durer que quelques minutes, pendant lesquelles le cerveau souffre. Quelques minutes suffisantes pour alerter et qu’il ne faut pas négliger car c’est un véritable « avertissement sans frais ».

AIT = risque d’AVC dans les 48h +++

Les symptômes ce cet AIT sont variables mais toujours soudains : perte de la vue d’un œil, difficulté passagère à la parole, paralysie ou – ce qui inquiète moins – engourdissement d’une moitié du corps. Cela peut paraître banal, d’autant que tout redevient très vite normal. C’est pourtant une alerte majeure que nous envoie notre corps. La nature est incontestablement bien faite et ces signes doivent entraîner l’appel du 15 et un bilan urgent dans une unité spécialisée, car une équipe américaine a montré que le risque majeur est la récidive, sous un mode non-réversible cette fois : dans les trois mois qui suivent un AIT, 6 à 10 % des personnes feront un véritable accident vasculaire cérébral, dont la moitié dans les 48 heures qui suivent l’AIT ! Avec les conséquences redoutables que l’on sait : un quart de décès et 64 % de séquelles invalidantes.

SOS-AIT

Il faut saluer un pionnier de la médecine Française des AVC, le professeur Pierre Amarenco, à l’hôpital Bichat, à Paris. Depuis des années, l’Île-de-France dispose d’une organisation qui, à sa création, était unique au monde : SOS-AIT, est un numéro vert à la disposition, 24 heures sur 24, des médecins de cette région, en majorité des généralistes.

Sur un simple appel, c’est tout une équipe hautement spécialisée qui propose, en cas de doute, une hospitalisation de quelques heures pour vérifier la suspicion d’AIT. Un délai très court, pour savoir s’il s’agit d’une fausse alerte ou s’il faut traiter en urgence.

Des résultats exceptionnels.

Trois fois plus d’AIT diagnostiqués, une durée d’hospitalisation d’une journée contre plus de 6 dans les services traditionnels. Et surtout beaucoup moins de récidive d’évènements vasculaires et, en particulier d’accidents vasculaires, à 3 mois par rapport aux autres hôpitaux.

Economie financière, augmentation de la qualité de vie et surtout épargne impressionnante de souffrances et d’invalidités font se poser la question de la généralisation de ce service. La complexité d’organisation et la disponibilité de l’ensemble de la chaîne des soignants qu’il exige doivent être de sérieux freins puisque, après tant d’années, cette initiative, saluée par le monde entier, n’a été imitée qu’une fois. Mais il paraît que cela va changer ; bientôt…

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