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Cancer du sein : l’exercice physique atténue les troubles de mémoire

Pratiquer une activité physique modérée à intense est lié à une amélioration des troubles de la mémoire chez les femmes en rémission d’un cancer du sein.  

Cancer du sein : l’exercice physique atténue les troubles de mémoire pressmaster/epictura

  • Publié 11.07.2016 à 12h46
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L’activité physique permettrait de réduire les troubles de mémoire chez les malades du cancer en rémission, suggère une étude réalisée auprès de survivantes d’un cancer du sein et parue ce vendredi dans la revue Psycho-Oncology.

Pertes de mémoire, troubles de la concentration, difficultés à trouver ses mots… Plus de la moitié des malades traités pour un cancer se plaignent de ces troubles cognitifs des mois après la fin des traitements. Leur cerveau est comme plongé dans le brouillard, d’où le terme « chemobrain » ou « chemofog » pour définir ce phénomène.

A l’origine de ces troubles, les cancérologues évoquent les effets neurotoxiques des chimiothérapies qui détruisent à la fois les cellules cancéreuses mais également les cellules saines, et provoquent des troubles hormonaux de l’immunité ainsi que de l’anémie. Mais les conséquences psychologiques du cancer sont également responsables, comme le confirme cette récente étude.


Stress et fatigue

En scrutant la mémoire et le mode de vie de 1 839 femmes traitées pour un cancer du sein, les chercheurs de l’université Northwestern (Etats-Unis) ont montré que les troubles de la mémoire sont davantage liés au stress induit par la maladie qu’aux traitements anticancéreux. « Ces femmes sont effrayées, stressées, fatiguées, émotionnellement exténuées et on peu confiance en elles, ce qui est mentalement exigeant et peut mener à des troubles de la mémoire », souligne Siobhan Phillips, professeur de médecine préventive à l’école de médecine Feinberg de l’université Northwestern et responsable des travaux.

Mais ces facteurs psychologiques peuvent être atténués, notamment grâce à la pratique d’une activité physique comme la marche rapide, la natation ou le vélo. En effet, l’étude révèle que les femmes les plus actives sont moins sujettes au stress et à la fatigue. Résultat : elles rapportent moins de troubles de mémoire que les participantes peu actives.

«L’activité physique modérée ou intense serait bénéfique pour les patientes sur le plan psychologique, ce qui contribue à améliorer leur mémoire », conclut Siobhan Phillips.

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