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Débat

Pour ou contre le portable avant l’âge de 12 ans…

Deux associations de défense des citoyens, en particulier lorsque leur santé est menacée, viennent de publier une lettre ouverte à la ministre de la santé. Avec un but : obtenir l’interdiction du téléphone avant l’âge de 12 ans. Une démarche louable, qui n’a probablement que peu de chance d’être entendue, mais qui rappelle que le débat existe, et que certaines règles doivent être respectés.

Pour ou contre le portable avant l’âge de 12 ans… evgenyataman/Epictura

  • Publié 07.02.2018 à 17h43
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Agir pour l'environnement est une association de mobilisation citoyenne nationale en faveur de l'environnement.  Priartem,  est une association qui informe et soutien les actions, les démarches  et  agit auprès des instances publiques pour l’obtentions de règles respectueuses des conditions de

vie et de la santé pour tous

Pas de surprises lorsque ces deux organismes partent en guerre sur les effets des portables sur la santé ; en particulier chez les enfants, en interpellant Agnès Buzin, la ministre de la santé, pour qu’elle fasse voter l’interdiction de l’utilisation du portable avant l’âge de 12 ans.

Les arguments existent depuis longtemps pour limiter l’usage de ces téléphones, pas seulement chez les enfants, mais chez tout le monde !

Par principe de précaution d’abord ; parce qu’aucune étude réellement sérieuse n’a réussi à démontrer un effet neutre ou négatif. Certains vers de terre ont mal supporté ; C’est démontré. Mais la généralisation à l’humain n’a pas été apportée. Et le recul devient assez important pour être un peu rassurés.

En revanche les dégâts collatéraux, plutôt du domaine de la psychiatrie sont avérés, sans oublier le désastre de leur utilisation au volant, qui elle est parfaitement interdite mais mal respectée.

Le débat des « pour ou contre », en ce qui concerne une éventuelle interdiction avant 12 ans va donc s’intensifier  dans les mois à venir.

Contre l’interdiction.

Les enfants ; c’est une évidence mais il ne faut pas oublier le pouvoir de persuasion de l’enfant-roi, qui au-delà de ce que lui apporte réellement le téléphone, en fait sa possession,  un des must de mode, comme en son temps le walkman pour ses parents ou le transistor pour ses grands-parents.

Ensuite c’est un outil qui permet de braver les interdits : ceux  de bavardage à tout heure avec les réseaux sociaux,  et de contenu, avec l’accès à Internet.

Les parents : le monde angoissant décrit par les médias, fait d’agression et de racket, devient beaucoup plus supportable, lorsque l’on a la garantie de savoir, à chaque instant, où se trouve le chérubin (des applications de géolocalisation sont déjà très populaires) et de pouvoir être certain, qu’au moindre problème le portable va sonner. Il n’y a pas beaucoup d’arguments contre cela…

Enfin, il ne faut pas oublier les fabricants de téléphones, qui sont des sociétés plus puissantes que les états et  qui vont certainement agiter, face à la menace sur un marché très important,  leurs forces en lobbying ; autant auprès des élus, que sur les réseaux sociaux, dont ils sont les inventeurs et les principaux bénéficiaires.

Pour l’interdiction.

Les associations, comme celles qui viennent d’adresser une lettre à la ministre, demandent des mesures concrètes.

D’abord l’interdiction  de deux modèles, le Kidicom Max et le RX-901 de Simvalley,  qui ont été créés exclusivement pour cette cible des moins de 12 ans et dont les fabricants savent trouver de solides arguments publicitaires sentimentaux, pour interpeller les parents. Les enfants n’ont, eux, besoins d’aucuns arguments pour se convaincre. Juste d’un peu d’aide marketing pour forcer la décision des parents.

Cette démarche des associations est motivée par la double exposition des enfants aux ondes   et aux écrans.

Pour les ondes comme nous l’avons déjà écrit, les preuves manquent sur une nocivité organique. En revanche, les arguments ne manquent pas pour leur imputer – là encore à tous âges – une responsabilité sur les troubles du sommeil, la concentration , la somnolence pendant la journée  et surtout des troubles de la  mémoire. Des effets encore plus dévastateurs chez les tous petits.

Un des aspects pas forcement souligné par ces organisations est l’inquiétude des pédopsychiatres sur la mise à disposition – via le smartphone – de contenu, en particulier pornographique, dont on ne va pas tarder à mesurer l’incidence

En pratique :

Il est peu probable qu’une interdiction du portable avant 12 ans soit décidée par les élus. En revanche, il faut militer sur deux notions

Si le téléphone portable paraît un achat indispensable, il ne faut en aucun cas que ce soit un smartphone. Impérativement un téléphone sans accès internet. Ce sera une protection en partie contre les dérives de contenu…

Ensuite, mais cela est valable pour toute la famille, répéter sans arrêt les règles de bon usage du portable: Limiter la durée de communication à 3 minutes, attendre 15 minutes entre chaque appel. L’usage du kit main libre qui éloigne le téléphone de la tête est recommandé non pas en voiture où il est interdit mais au domicile  ou dans la rue.

Enfin ne pas oublier qu’avant 12 ans, c’est pour l’enfant une période clef pour se livrer, sans limites ni restrictions, à une pratique fondamentale pour sa vie future : jouer dehors avec ses copains jusqu’à ce que  la fatigue le terrasse ; car avant le téléphone , l’inactivité et sa conséquence l’obésité sont les deux menaces principales contre sa santé.

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