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Sciatique par hernie discale : une douleur d'origine surtout inflammatoire
Sciatique par hernie discale : une douleur d'origine surtout inflammatoire
Publié le 26.06.2019
Sciatique par hernie discale : une douleur d'origine surtout inflammatoire
© 123RF-Andrea De Martin

Sciatique par hernie discale : PREVENTION

Y a-t-il des facteurs de risque de sciatique ?

La lombalgie et les antécédents de lombalgie sont les principaux facteurs de risque de sciatique. La majorité des malades voient apparaître une sciatique après un effort déclenchant sur des antécédents de lombalgies.

Il est également clair que les disques lombaires sont plus souvent abimés et la sciatique fréquente en cas de travail de force : chez les travailleurs du bâtiment (maçonnerie, plomberie…), chez les jardiniers, dans les travaux publiques (terrassiers…), chez les déménageurs… Mais, même si c’est souvent occulté par le métier à risque, les études ont bien démontré qu’il existe aussi une prédisposition familiale et génétique qui est aggravée par des facteurs d’environnement : quelques gène prédisposant ont été individualisés. Il y a ainsi des familles de « lombalgiques » qui ont probablement des disques intervertébraux plus fragiles.

Les anomalies du développement de la colonne vertébrale, comme une « dystrophie épiphysaire de croissance », ou « maladie de Scheuerman » sont aussi des facteurs de risque de détérioration discale, probablement en raison des contraintes que subissent les disques du fait des irrégularités des plateaux vertébraux liés à la maladie de croissance.

De même le tabagisme est un facteur de risque établi de détérioration discale.

Comment prévenir la sciatique ?

Quelques règles hygiéno-diététiques simples et de bonnes postures au quotidien permettent de prévenir au moins en partie la survenue d’une sciatique.

Parmi les règles hygiéno-diététiques, il est particulièrement important de pratiquer une activité physique régulière tout au long de la vie pour renforcer la structure musculaire du dos puisque c’est elle qui porte la majorité du poids du corps. Autant choisir donc des activités physiques qui plaisent afin de les pratiquer régulièrement.

A ce propos, « activité physique » ne veux pas dire uniquement « sport ». D’autres activités de loisirs comme la danse de salon, le tai-chi ou le yoga ont été évaluées scientifiquement et semblent aussi intéressantes que la natation. Il ne faut donc pas hésiter à se faire plaisir pour faire quelque chose 2 à 3 fois par semaine (il est aussi possible d’alterner différentes activités dans la semaine).

Il faut faire attention à son poids (ce qui sera plus facile en cas d’activité physique) et en particulier éviter de prendre trop de ventre, ce qui a tendance à relâcher la sangle abdominale et à aggraver la lordose lombaire.

Comment éviter les gestes à risque ?

Il faut bien sûr éviter de reproduire les gestes qui déclenchent la douleur lombaire et économiser son dos.

Le matin, il faut laisser aux muscles de son dos le temps de se réveiller : il faut bien s’étirer puis se placer de profil au bord du lit, plier les jambes et se redresser sur le côté en s’appuyant sur le coude, puis sur la main. Pour faire le lit, ou accomplir toute tâche qui oblige à se baisser, il vaut mieux s’agenouiller que se pencher afin de conserver le dos droit et éviter qu'il soit trop sollicité.

Il faut éviter les sièges bas et une fois assis, le dos doit reposer sur un dossier et les pieds sur le sol ou un repose-pieds.

Il faut surtout économiser son dos en ramassant un objet par terre car se pencher en avant jambes tendues et se tourner en même temps est la plus toxique des postures. Il vaut mieux se mettre bien en face de l’objet à ramasser puis fléchir les jambes ou s’accroupir et le soulever en poussant sur les jambes, le dos droit. Porter un poids à bout de bras est mauvais pour le dos et il vaut mieux porter l'objet ramassé avec les deux mains le plus près possible de la poitrine.

Mettre ses chaussures ou enfiler un pantalon sur une jambe peut présenter un risque quand on a mal au dos et mieux vaut s'asseoir et prendre appui sur un siège que de se tenir en équilibre instable sur une jambe.

Sans avoir une voiture de sport surbaissée, entrer dans un véhicule peut poser un problème. Il vaut mieux s’asseoir d’abord sur le siège du véhicule puis rentrer les deux jambes en même temps, tout en se servant de la portière du véhicule comme support.

Devant un évier, pour faire sa toilette ou se laver les dents, ou un plan de travail, il vaut mieux faire une légère « fente avant », un pied devant l'autre, que de se pencher, même faiblement. Le principe de la « fente avant », un pied devant l’autre est aussi à mettre à profit pour passer l'aspirateur ou jardiner. Mais pour les activités de jardinage au ras du sol, il vaut mieux s’agenouiller.

Lorsque l’on travaille assis devant un écran, il vaut mieux avoir un siège pivotant permettant de tourner en bloc. La hauteur du siège doit être telle que les avant bras doivent former un angle droit avec les bras et les pieds reposer sur le sol ou sur un appui-pieds, les fesses bien en arrière sur le siège de façon à avoir le dos bien droit.

Il vaut mieux ne pas travailler assis trop longtemps dans la même position et se lever au moins une fois toutes les heures pendant cinq minutes pour faire quelques pas, voire quelques exercices d'étirement. En cas de travail posté debout, il est intéressant de surélever un pied pour le mettre sur un repose-pieds, en alternant toutes les demi-heures.

Faut-il porter des semelles quand on a un déséquilibre du bassin ?

Un déséquilibre du bassin en rapport avec une inégalité des membres inférieurs peut favoriser à la longue le mal de dos et la souffrance des disques. La tentation est fréquente de corriger l’inégalité de longueur avec une semelle ou une talonnette. En réalité, l’inégalité de longueur des membres inférieurs est retrouvée chez presque tout le monde à la fin de la croissance et le corps s’y est habitué au fil du temps. La corriger n’importe comment risquerait de décompenser l’équilibre établi : ne seront donc corrigées que les inégalités importantes (au moins 2 à 3 centimètres), et à condition qu'il s'agisse d'une personne jeune ou d'une inégalité récemment acquise (séquelles d'une fracture grave de la jambe responsable d'un raccourcissement).

Il n'est plus souhaitable de compenser un déséquilibre à partir d’un certain âge car la colonne vertébrale s'est « habituée » à une l’inclinaison du bassin et la compenser amènerait plus de problèmes que de soulagement.

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