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Sondage PremUp-Opinion Way

Pourquoi les femmes sous-estiment les risques d'une grossesse

La majorité des femmes estime qu’une grossesse sur dix est pathologique. En fait, une française sur cinq est concernée. La fondation PremUp pointe un manque d’information des femmes enceintes.

Pourquoi les femmes sous-estiment les risques d'une grossesse Mood Board / Rex Featur/REX/SIPA

  • Publié 26.09.2013 à 19h43
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Plus de 60% des françaises ignorent que toutes les femmes peuvent être concernées par une grossesse à risque. On en relève 160 000 chaque année. D’après le sondage Opinion Way commandé par la fondation PremUp, les femmes connaissent mal l’ampleur des grossesses pathologiques.

 

Un manque d'information

« Le manque d'information menace la santé des mères et des enfants,» souligne la fondation PremUp. Le Dr Danièle Evain-Brion, directrice de la fondation, pointe du doigt les campagnes de sensibilisation : « Il y a urgence à sensibiliser les femmes au travers de campagnes d’information d’envergure. » 2/3 des femmes qui ont été enceintes déclarent en effet ne pas avoir reçu de conseils de la part de professionnels. Elles les ont certainement reçus, mais l'ensemble de la prévention autour des grossesses à risque manque d’impact.

 

Des comportements à améliorer

58% des femmes interrogées ne préparent pas médicalement leur grossesse. Presque la moitié d’entre elles ne se rend pas à une visite pré-conceptionnelle. Une femme sur quatre seulement suit un entretien individuel précoce, dont une moitié après le quatrième mois. C’est justement au cours de ces rendez-vous que la majorité des conseils médicaux sera prodiguée. Il est donc prioritaire de sensibiliser les femmes à l’importance des visites prénatales et à la préparation médicale d’une grossesse.

 

Rompre l’isolement social

En 2010, 8% des femmes ont déclaré leur grossesse après trois mois. Elles sont souvent en situation de difficulté socio-économique. Principale conséquence : les visites médicales sont limitées au maximum. Elles manquent d’information sur leur grossesse, alors que les visites sont en majorité remboursées par la sécurité sociale. Baisser la prévalence des grossesses pathologiques ne s’accomplira qu’à un prix : le renforcement de l’information sur les grossesses à risque, mais surtout sur l’importance d’un suivi médical régulier. Autre axe majeur de développement : faciliter l’accès aux soins pour rompre l’isolement des femmes enceintes défavorisées.

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