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Prématurité, faible poids à la naissance

Les inégalités sociales nuisent au suivi de grossesse

La Drees révèle que comparé aux femmes cadres, celles de classes sociales défavorisées ont un suivi de grossesse insuffisant. Cette mauvaise surveillance a un impact négatif sur la santé de l'enfant à la naissance.

Les inégalités sociales nuisent au suivi de grossesse SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 31.07.2013 à 17h21
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Les inégalités sociales touchent même les femmes jusque dans la surveillance de leur grossesse ! Publiée ce mercredi, une étude menée par la Drees (1) a analysé la surveillance prénatale des mères selon leurs caractéristiques socio-professionnelles, leur nationalité, leur âge et leur situation familiale. Et les résultats rapportés confirment le constat posé antérieurement. Comme en 2003, la direction révèle que  les femmes jeunes ou de classes sociales défavorisées ont une surveillance de leur grossesse insuffisante.

Une préparation à la naissance négligée
La Sécurité sociale rembourse 8 séances de préparation à la naissance, particulièrement recommandées lors d’un premier accouchement. La part des femmes qui ont suivi ces séances a augmenté ces dernières années, passant de 67 % en 2003 à 73 % en 2010. Pourtant, ce constat n'est pas réjouissant, car les écarts selon la catégorie sociale de la femme ne sont pas négligeables. 
Parmi ces mères qui vivent leur première grossesse, 92 % des cadres ont suivi une préparation contre 58 % des ouvrières non qualifiées et 40 % des femmes sans profession. Par ailleurs, pour ces femmes ayant choisi de suivre une préparation, le nombre de séances est également plus élevé pour les catégories les plus aisées, de 6,2 chez  les cadres à 5,6 chez les ouvrières et 4,8 chez les femmes sans profession.


Les risques infectieux moins bien connus chez les plus défavorisées
Si les recommandations concernant le suivi de la grossesse prévoient depuis 2009 la vérification du statut vaccinal et une mise à jour des vaccinations des membres de l’entourage familial, les femmes n’apparaissent pas toutes bien informées sur ce point, notamment les plus défavorisées. Les femmes les moins bien informées se distinguent ainsi par une absence de vie en couple, un âge jeune, une absence de profession, une absence de couverture sociale en début de grossesse et une nationalité plus souvent étrangère hors Europe et Afrique, précise le rapport.
Résultat, seules 11 % des femmes disent avoir été informées sur la prévention de la coqueluche chez le nouveau-né. Et, uniquement un tiers des femmes potentiellement non immunisées contre la rubéole ont eu des recommandations pour se faire vacciner après leur accouchement.

Les inégalités sociales augmentent les risques à la naissance
Dernier constat tout aussi inquiétant, la Drees a également observé des différences sociales de prématurité et de petits poids de naissance selon le niveau d’études et le groupe social de la mère.
En 2010 par exemple, la part d’enfants prématurés, parmi les naissances uniques, a été deux fois moins importante parmi les femmes cadres (3,7 %), que parmi celles qui sont ouvrières (6,1 %) ou personnels de services (7,9 %).
De plus, cette différence est flagrante en termes de niveau d’études, avec 7,5 % d’enfants prématurés parmi les femmes ayant un diplôme niveau collège, contre 5 % parmi les bachelières.
Enfin, concernant les enfants de petit poids à la naissance, si 3,6 % des femmes cadres ont accouché d’un enfant pesant moins de 2,5 kg, c’est le cas de 6,9 % des femmes sans profession. Au final, 7,8 % des enfants de femmes ayant un niveau d’études du premier cycle du second degré ont un petit poids de naissance contre 4,3 % parmi les bachelières !

(1) Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques  

 

 

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