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Revue de la littérature

Microbiote : l’exposition in utero influence la santé de l’enfant

Le soin du bébé commence dans le placenta. Avant même sa naissance, l’enfant à venir est exposé au microbiote de sa mère, ce qui peut influencer sa santé future.

Microbiote : l’exposition in utero influence la santé de l’enfant Rafael Ben-Ari/Chameleo/REX/SIPA

  • Publié 30.12.2015 à 11h26
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Le terrain des maladies se prépare dès l’utérus. Au stade fœtal, de nombreuses interactions se créent entre la mère et l’enfant. C’est notamment le cas au niveau du microbiote. Dans une édition spéciale, le journal Birth Defects Research se penche sur le lien entre cette exposition in utero et la santé ultérieure du bébé. La littérature disponible à ce sujet est assez dense et unanime : du développement de la flore bactérienne dépend la façon dont va grandir la progéniture.

L’impact des nouvelles techniques

Ce que les scientifiques désignent par le terme microbiote ce sont les milliers de bactéries et micro-organismes qui peuplent les intestins, mais aussi l’utérus. Et dès les premiers stades de la grossesse, un échange se met en place avec le fœtus, via le placenta. A tel point que des bactéries présentes chez la mère se retrouvent dans les premières selles du nouveau-né.

« Cela signifie que nous devons prendre en compte le microbiote de l’enfant mais aussi celui de la mère, explique Sharon Meropol, Directrice adjointe de la recherche et de l’évaluation aux hôpitaux universitaires Rainbow Babies & Children's Hospital (Cleveland, Ohio, Etats-Unis). L’ironie, c’est que certaines de nos méthodes médicales modernes ont un impact sur ce microbiote en développement, et pourraient avoir des conséquences imprévues, interférer avec le développement normal des systèmes immunitaire, métabolique et neurologique de l’enfant. »

Mieux comprendre

En effet, la littérature est prolifique pour démontrer l’intérêt des techniques traditionnelles. Accouchement par voie basse, contact peau-à-peau précoce et allaitement sont autant d’approches qui permettent d’enrichir très tôt la flore intestinale du bébé, grâce à la transmission mère-enfant.

A l’inverse, la césarienne et le lait maternisé s’avèrent moins bénéfiques, tout comme les antibiotiques. Ils peuvent même favoriser la survenue de maladies, comme les allergies, l’asthme ou encore l’obésité. Mais, comme le précisent Sharon Meropol et Amy Edwards, « il n’est ni possible ni souhaitable de retourner à un monde sans toilettes ni égouts, sans eau courante, sans asepsie en salle de taille ni césarienne, sans antibiotiques, sans vaccin ou réfrigérateur. » La seule solution, aux yeux de ces spécialistes, reste de mieux comprendre précisément l’impact de toutes les techniques qui peuvent affecter le développement d’un nourrisson, sur le court et le long terme.

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