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QUESTION D'ACTU

Journée mondiale du coeur

Maladies cardiaques : les femmes autant victimes que les hommes

Les femmes ne sont pas moins concernées par les maladies cardiaques que les hommes. Elles présenteraient même dans certains cas des risques de mortalité plus importants.  

Maladies cardiaques : les femmes autant victimes que les hommes Capture d'écran : vidéo YouTube

  • Publié 29.09.2014 à 12h33
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Comme chaque année, le 29 septembre rime avec la Journée mondiale du cœur. Cet évènement vise à mieux faire connaître au grand public les facteurs de risque liés aux maladies cardiovasculaires (mauvaise alimentation, manque d’activité physique, tabagisme et usage nocif de l’alcool) et ainsi, favoriser leur prévention. 
Une journée importante car, comme en 2010, les maladies cardiovasculaires sont restées en 2011 la première cause de mortalité dans le monde. Même constat en Europe où, selon une étude publiée récemment dans la revue britannique European Heart Journal, elles arrivent en tête de liste.
Ainsi, les maladies coronaires, les troubles du rythme cardiaque, ou encore les maladies vasculaires cérébrales causent chaqune année plus de 17 millions de décès, soit 30 % de la mortalité mondiale totale. Et face à ces chiffres, les femmes payent aussi un lourd tribut. 

L'obésité : un facteur de risque plus important chez la femme
En effet, même si à l'échelle mondiale, les maladies cardiaques sont souvent considérées comme un problème « masculin », elles sont aujourd'hui la première cause de mortalité féminine. Et elles ont des caractéristiques très particulières en fonction du sexe.
Une équipe de chercheurs américains a en effet révélé en 2013, dans le journal Global Heart, que les facteurs de risque traditionnels d’infarctus seraient les mêmes chez un homme ou chez une femme (prédisposition familiale, diabète, hypertension, tabagisme, sédentarité). Mais les risques encourus sont différents.
Grâce à des données provenant de résultats américains, ces scientifiques ont conclu que l'obésité augmente le risque d'infarctus de 64 % pour les femmes et seulement de 46 % pour les hommes. 

Ainsi, contrairement à une idée reçue, les femmes ne sont absolument pas protégées contre les maladies cardiovasculaires. Le Pr Daniel Thomas, ex-président de la Fédération française de cardiologie, interrogé à l'époque par pourquoidocteur, confiait : « En France, une femme sur deux va en mourir et aux Etats-Unis, les décès sont même majoritairement féminins. Il faut qu’elles sachent qu’après la ménopause, elles ne sont plus protégées », ajoutait le Dr Tabassome Simon, pharmacologue.
Et puis parité oblige, les facteurs de risque, le stress, le travail épuisant et la cigarette sont aujourd'hui partagés par les femmes. La grossesse et la pilule ne font pas bon ménage avec l’hypertension.

Le risque d'en mourir plus grand chez la femme
Par ailleurs, ces chercheurs ont également constaté que les femmes de moins de 50 ans ayant présenté une attaque cardiaque courent un risque d'en mourir deux fois plus grand que les hommes, à gravité équivalente.
Enfin, pour celles de plus de 65 ans qui ont un infarctus, le risque de décès dans l'année qui suit est bien plus important (42 % contre 24 % pour les hommes).
Parmi les hypothèses avancées par ces médecins américains, le sous-diagnostic, qui toucherait plus les femmes que les hommes. Les Drs Kavita Sharma et Martha Gulati de l'Université de l'Ohio expliquaient dans cette revue que, « ces dernières années, un ensemble d'études a montré que l'atteinte cardiaque chez les femmes a été sous-estimée par le corps médical. »

Des outils de prévention spéciaux pour les femmes
Enfin, selon une autre étude américaine publiée il y a quelques semaines dans le journal Diabetologia (journal de l'Association Européenne pour l'étude du diabète) et menée sur plus de 850 000 personnes de 1966 à 2011, les femmes atteintes d'un diabète de type 2 ont près de 50 % de risque en plus d'avoir des problèmes cardiovasculaires que les hommes. 

Et selon les auteurs de ces travaux, si ce constat est confirmé par d'autres chercheurs, des actions spécifiques pourraient être menées auprès des femmes, comme, par exemple, des tests pour le prédiabète et un meilleur suivi. « Cela pourrait avoir un impact important sur la prévention des maladies cardio-vasculaires », concluaient-ils.

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