- Les décès liés au sida ont diminué de 70 % depuis leur pic de 2004.
- Fin 2024, 9,2 millions de personnes ayant besoin d’un traitement contre le VIH n’y avaient toujours pas accès.
- La baisse des financements de la prévention et de la recherche met en danger les progrès faits dans la lutte contre la maladie.
70 % de décès liés au sida par rapport au pic de 2004, des nouvelles infections en recul, plus de 32 millions de personnes vivant avec le VIH grâce au traitement antirétroviral… les "bons chiffres" de la lutte contre le VIH ne doivent pas faire oublier que la guerre contre le virus n’est pas finie. C’est ce qu’a rappelé le secrétariat de l’ONU le 22 juin lors de la réunion d’une réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée au VIH/sida.
Lutte contre le VIH : la baisse des financements inquiète l’ONU
Malgré les avancées faites contre le sida ces dernières années, le virus circule toujours et les objectifs fixés par la Déclaration politique sur le VIH adoptée en 2021 par l'ONU ne sont pas atteints. Voici les premiers constats faits lors de cette réunion consacrée au sida organisée tous les cinq ans.
En effet, 1,3 million de personnes ont contracté le VIH et 630.000 personnes sont mortes de maladies liées au sida fin 2024. Le projet lancé en 2021 visait moins de 370.000 nouvelles infections et moins de 250.000 morts liées au virus pour 2025. De plus, 9,2 millions de patients n’ont toujours pas accès à des traitements contre l’agent pathogène.
En plus des difficultés à réduire les contaminations et à soigner les patients, l’ONU à un nouveau sujet d’inquiétude : la baisse des financements pour la prévention, la recherche et la prise en charge de la maladie. "Les difficultés financières, l’endettement croissant des pays en développement et le recul des protections des droits humains mettent également en danger les acquis obtenus au cours des dernières décennies", ajoute l’agence internationale dans son communiqué.
Pour renforcer la lutte contre le VIH et réussir à mettre fin à cette menace d'ici 2030, l'ONU propose cinq priorités : renforcer l’accès à la prévention, aux soins et aux traitements, garantir le rôle central des communautés, protéger les droits humains, assurer un financement durable et “raviver l’esprit de coopération internationale qui a marqué la réponse mondiale au VIH”. La cheffe du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) Winnie Byanyima, ajoute de son côté qu’il est essentiel de ne pas confondre progrès et succès.
Sida : il faut préserver les acquis
Malgré ces défis, Winnie Byanyima assure que la recherche et la science peuvent parvenir à mettre fin au sida. Pour tenter de préserver les avancées faites concernant la maladie, l’organisation internationale travaille sur l'intégration de certaines capacités du programme commun de l’ONU sur le VIH/sida au sein du système de développement des Nations Unies. "Cette transition vise à garantir la continuité du soutien aux communautés touchées par le VIH et à préserver la participation de la société civile dans les décisions", explique le communiqué.
"Les structures peuvent évoluer, mais les Nations Unies ne se retireront jamais de leur engagement à mettre fin au sida comme menace pour la santé publique", explique le Secrétaire général de l’ONU António Guterres, ajoutant ensuite "aucun pays ni aucune communauté ne peut mettre fin au sida seul".



