- Le virus respiratoire syncytial (VRS) est un virus à ARN qui touche les voies respiratoires.
- Il est à l’origine de plusieurs maladies respiratoires, allant d’infections bénignes à mortelles.
- Les plus à risque d’infections graves dues au VRS sont les nouveau-nés et les personnes âgées.
Chaque hiver, le virus respiratoire syncytial (VRS) est à l’origine de nombreuses hospitalisations chez les nouveau-nés. Pourtant, ils ne sont pas les seuls à risque d’infections graves… Les seniors aussi peuvent être gravement touchés par le VRS.
Plus de 15.000 hospitalisations dues au VRS en France chaque année chez les seniors
Souvent associé à la bronchiolite du nourrisson, ce virus à ARN peut en réalité provoquer des infections respiratoires bien plus larges, allant de bénignes à mortelles. Les publics les plus à risque sont les nouveau-nés et les personnes âgées.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque année, environ 3,6 millions d’hospitalisations sont liées au VRS dans le monde. Chez les enfants de moins de 5 ans, ce virus serait à l’origine d'environ 100.000 décès par an.
“Il n’existe aucune estimation mondiale concernant le nombre d’adultes touchés par la maladie à VRS ; aux États-Unis d’Amérique, on estime que le VRS entraîne jusqu’à 160.000 hospitalisations et 10.000 décès chez les adultes de plus de 65 ans”, précise l’OMS.
Dans une nouvelle étude, publiée en preprint cette année, des chercheurs ont voulu mesurer l’impact du VRS chez les français de plus de 50 ans. Pour cela, ils se sont servis du Système national de données de santé (SNDS), qui regroupe les principales bases de données de santé publiques existantes. Dedans, ils ont isolé toutes les informations concernant les patients français âgés de 50 ans et plus, hospitalisés pour une infection à VRS entre 2015 et 2022).
Résultats : 15.509 hospitalisations liées au VRS ont été enregistrées chez 15.169 français de plus de 50 ans. Les patients les plus concernés étaient majoritairement âgés car plus de 60 % avaient 75 ans ou plus, et l’âge médian était de 80 ans. La grande majorité d’entre eux présentaient des facteurs de risque, notamment des maladies déjà présentes.
8,5 % des patients décèdent pendant l’hospitalisation
Durant l’hospitalisation, un patient sur quatre était pris en charge en soins intensifs. En ce qui concerne la mortalité, 8,5 % des patients décédaient pendant leur séjour à l’hôpital, et près de 4 % supplémentaires dans le mois qui suit leur sortie. Enfin, près de 18 % des patients étaient à nouveau hospitalisés dans les 30 jours suivant leur sortie, souvent pour des complications cardio-respiratoires.
Ces chiffres montrent la dangerosité du VRS chez les personnes âgées. Pour s’en protéger, trois vaccins sont actuellement homologués pour prévenir les formes graves du VRS chez les adultes et les seniors. Ceux-ci concernent principalement les personnes les plus à risque, notamment celles atteintes de maladies pulmonaires et/ou cardiaques.


