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Cancer colorectal

Coloscopie : les conseils d’un gastro-entérologue pour bien la préparer

Un gastro-entérologue de la Mayo Clinic a partagé ses conseils pour faciliter la préparation et la réussite d’une coloscopie.

Coloscopie : les conseils d’un gastro-entérologue pour bien la préparer stefanamer/istock




L'ESSENTIEL
  • La coloscopie est un examen qui sert à dépister les cancers colorectaux ou encore à diagnostiquer les maladies du côlon. Les patients doivent suivre plusieurs recommandations avant cette procédure.
  • Ils doivent adopter un régime sans fibres 24h à 48h avant la procédure afin qu'il y ait le moins d'éléments possibles dans les intestins.
  • Il faut également boire une préparation colique laxative. Un gastro-entérologue de la Mayo Clinic partage ses conseils pour faciliter son absorption.

La coloscopie est un examen essentiel pour dépister les cancers colorectaux ou encore diagnostiquer les maladies du côlon (polypes, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique…). Mais, il faut le reconnaître... il n’est pas le plus simple à passer. Plusieurs consignes et mesures sont à respecter avant de subir cette procédure qui consiste à observer les parois du rectum, du gros intestin (côlon) et de l'extrémité finale de l'intestin grêle grâce à un endoscope introduit par l'anus. Le Dr Derek Ebner, gastro-entérologue de la Mayo Clinic, partage ses conseils pour faciliter la préparation de la coloscopie.

Coloscopie : un régime “sans résidus” pour avoir le côlon propre

"L'objectif de la préparation à la coloscopie est de s'assurer qu'il n'y a rien dans le côlon", explique le Dr Ebner lors d’une interview réalisée par son établissement hospitalier. En effet, pour détecter et éliminer plus facilement les polypes ou les lésions, il est essentiel que les intestins soient “propres”. Selon le site du Vidal, 10 % à 20 % des examens coloscopiques en France sont stoppés puis reprogrammés, en raison d’une présence trop importante de matières fécales.

Pour le Dr Ebner, le premier point est de passer en revue une à deux semaines avant la procédure les directives de préparation données par son médecin. Il est généralement demandé de suivre un régime alimentaire "sans résidus" 24 à 48 h avant la coloscopie. Cette alimentation demande d’éliminer les fibres (légumes, fruits), les produits contenant des céréales complètes ou encore les boissons alcoolisées et les jus de fruits avec pulpe afin de réduire le volume des selles et de ralentir le transit intestinal.

Préparation colique : les astuces pour la boire plus facilement

En plus de ce menu pauvre en fibres, il est demandé au patient de prendre un produit qui “lave” le côlon. Il peut s’agir d’une préparation colique à base de laxatifs ou de PEG (polyéthylène glycol ou macrogol). Le spécialiste reconnaît que c'est ce point qui est susceptible de causer des difficultés aux gens.

Heureusement, il existe quelques astuces qui permettent de boire ces solutions laxatives de préparation à la coloscopie plus facilement. "Souvent, refroidir la solution et la boire avec une paille peut être utile. D'autres aiment avoir un petit quartier de citron vert ou jaune dans lequel ils mordent après avoir absorbé un peu de la solution", explique le Dr Ebner.

Autre “truc” du gastro-entérologue : mâcher du chewing-gum entre les gorgées. Par ailleurs, il n’est pas nécessaire de tout boire d’une traite. La prise peut s’étaler sur deux jours. "La moitié du volume est prise la veille de l'intervention, l'autre moitié le jour de l'intervention. Cela contribue à la rendre beaucoup plus tolérable. Et, en fait, nous obtenons un meilleur nettoyage en effectuant cette division", ajoute l’expert.

Le Vidal rappelle, de son côté, sur son site internet qu’il est indispensable "d’arriver à la coloscopie à jeun (ne pas boire, ni manger, ni fumer, hors préparation colique) depuis la veille, minuit pour un examen le matin, ou depuis 9 heures du matin pour un examen l’après-midi".

En plus d’être peu agréable, la préparation colique peut s’accompagner d’autres désagréments comme des crampes abdominales, des ballonnements, un inconfort ou des nausées. "Pour ceux qui ont des nausées, ralentir la vitesse à laquelle vous consommez le liquide peut souvent être très utile", dit-il.

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