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Privation

Le manque de sommeil peut être détecté dans le sang

Un nouveau test sanguin permet de savoir si une personne n’a pas bien dormi.

Le manque de sommeil peut être détecté dans le sang kasto80 / istock.




L'ESSENTIEL
  • Un nouveau test sanguin permet d’identifier les personnes qui manquent beaucoup de sommeil.
  • Cette technologie est basée sur l’identification d’un biomarqueur composé de cinq métabolites.
  • Cette découverte pourrait améliorer la sécurité dans des situations où le manque de sommeil augmente considérablement le risque d'accidents et de blessures (conduite, chantiers, soins de santé, etc).

Une technologie innovante réussit désormais à identifier une personne qui a été privée de sommeil pendant 24 heures.

Manque de sommeil : un test sanguin fiable à 99 %

Ce test sanguin, décrit dans une publication de Science Advances, utilise une combinaison de biomarqueurs présents dans le sang et permet d'identifier correctement, avec une probabilité de 99 %, un manque de sommeil important.

La motivation de cette recherche découle des inquiétudes concernant les conséquences du manque de sommeil qui s’amplifie dans de nombreux pays du monde (20 % des accidents de la route sont liés au manque de sommeil).

"Les tests d'alcoolémie ont changé la donne en réduisant le nombre d'accidents de la route et les blessures graves et mortelles qui y sont associées... Il est possible d'en faire de même avec la fatigue", explique l’autrice de l’étude Clare Anderson, professeur à l'université de Birmingham.

Tous les participants à sa recherche étaient de jeunes adultes en bonne santé, recrutés parmi le grand public. Avant de participer à l’expérience, ils devaient avoir des horaires de sommeil réguliers et ne souffrir d'aucun trouble médical ou psychiatrique. Au cours de plusieurs expériences, certains ont été privés de sommeil pendant 24h, d’autres moins et d’autres pas du tout.

Manque de sommeil : sur quoi se base le nouveau test sanguin ?

L'échantillon pour les expériences de privation de sommeil comprenait 23 participants au total, dont 12 participants (âge moyen de 25,6 ans, une femme) dans l'expérience 1, et 11 participants (âge moyen de 25,2 ans, quatre femmes) dans l'expérience 2. Un groupe de contrôle supplémentaire composé de 5 participants (tous des hommes, âgés en moyenne de 24 ans) a également été créé pour fournir une base de comparaison.

Des échantillons de sang ont été prélevés sur tous les membres de la cohorte à intervalles réguliers tout au long des périodes de sommeil et d’éveil. Ces échantillons ont été immédiatement traités pour en extraire le plasma. La chromatographie liquide-spectrométrie de masse non ciblée (LC-MS) a ensuite été utilisée pour identifier une large gamme de métabolites présents dans les échantillons.

Les chercheurs ont alors pu identifier un biomarqueur composé de seulement cinq métabolites qui permettait d’identifier si un individu était éveillé depuis plus de 24 heures ou non.

Cette découverte pourrait améliorer la sécurité dans des situations où le manque de sommeil augmente considérablement le risque d'accidents et de blessures (conduite, chantiers, soins de santé, etc).

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