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Neurologie

Parkinson : un gène pourrait prévenir son développement

Un gène présent chez les mouches pourrait jouer un rôle protecteur dans la maladie de Parkinson. À terme, cela pourrait constituer une nouvelle cible thérapeutique. 

Parkinson : un gène pourrait prévenir son développement Zinkevych/istock


  • Publié le 20.03.2022 à 18h30
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L'ESSENTIEL
  • En France, 160 000 personnes sont atteintes de la maladie de Parkinson, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
  • Il y a 25 000 nouveaux diagnostics de cette maladie chaque année en France.

Les neurones dopaminergiques sont ceux qui sont détruits par la maladie de Parkinson. Mais, selon une étude publiée dans la revue Nature Communications, une protéine pourrait permettre de protéger l’évolution de cette maladie. 

Dépister tôt la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est la deuxième pathologie dégénérative la plus fréquente dans l’Hexagone, après celle d’Alzheimer.  Elle se caractérise par trois principaux symptômes moteurs, qui permettent d’établir le diagnostic. L’akinésie tout d’abord, lorsque l’individu ressent une lenteur dans la mise en œuvre et la coordination de ses mouvements. Puis l’hypertonie, qui est une rigidité anormale des muscles. Et, enfin, les tremblements qui concernent surtout les mains et les bras. Jusqu’à présent, les traitements ralentissent la progression de la maladie, mais aucun ne permet de la guérir. Le dépistage le plus précoce possible est donc très important car il permet de débuter la prise en charge tôt. 

Le gène Fer2 provoque des déficiences des mitochondries

Une équipe de chercheurs a voulu comprendre la façon dont les neurones dopaminergiques étaient touchés par la maladie de Parkinson. Pour cela, ils ont mené leurs expériences sur des mouches.

Lors de précédentes études, ils avaient déjà montré qu’une mutation du gène Fer2 pouvait provoquer des symptômes propres à la maladie de Parkinson chez les mouches. Ils avaient notamment observé une déficience des mitochondries. Il s’agit d’organites présents dans les cellules et qui sont sources d’énergie et de respiration cellulaire, donc très importantes pour la bonne santé des neurones.

Plus de Fer2 protège du stress oxydatif

Pour leur nouvelle étude, ils se sont demandés si une augmentation de la quantité de Fer2 - sans mutation - dans les cellules pouvait avoir un effet protecteur. Ainsi, ils ont mis les mouches dans une situation provoquant un stress oxydatif de leur neurones dopaminergiques. Le stress oxydatif peut être défini comme une agression des cellules par des espèces réactives de l'oxygène (ERO), comme l'explique Futura Sciences. Normalement, les ERO sont détruites par les molécules antioxydantes, mais leur production est altérée en cas de stress oxydatif et les ERO peuvent donc facilement détruire nos cellules neuronales. À terme, le stress oxydatif, en partie, peut causer la mort des neurones.

L’espoir d’un nouveau traitement

D’après les résultats obtenus par les chercheurs, des quantités très importantes de Fer2 annulerait l’action du stress oxydatif, qui n’avait donc pas d’impact négatif sur les animaux. "Ce gène clé semble jouer un rôle crucial contre la dégénérescence des neurones dopaminergiques chez les mouches en contrôlant non seulement la structure des mitochondries mais aussi leurs fonctions", explique Federico Miozzo, l’un des auteurs. 

À l’avenir, les chercheurs vont poursuivre leurs expériences sur des souris, des mammifères plus proches de l’humain que la mouche. Si les résultats sont semblables à ceux observés chez l’insecte volant, cela pourrait signifier que Fer2 pourrait être adapté sous forme de traitement… Peut-être un jour chez l'humain.

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