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Addiction

Pourquoi certains hommes sont-ils accros au sexe ?

L’addiction au sexe a une origine purement biologique, selon une nouvelle étude.

Pourquoi certains hommes sont-ils accros au sexe ? fizkes / istock.


  • Publié le 05.02.2022 à 18h00
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L'ESSENTIEL
  • L'addiction sexuelle concerne 3 à 6 % de la population générale.
  • Ce problème de santé est encore extrêmement tabou.

Les variations de la quantité d’ocytocine présente dans l’organisme expliquent pourquoi certains hommes souffrent d’addiction au sexe et d’autres pas, selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.

Perte de contrôle, anxiété, dépression

Si le sexe est excellent pour la santé, ceux qui y sont accros souffrent des mêmes problèmes déclenchés par toutes les dépendances : perte de contrôle, anxiété, dépression... Pouvant aller jusqu’à détruire la vie personnelle et professionnelle du malade, voire conduire au suicide.

Afin d’améliorer les soins proposés aux personnes souffrant d’addiction au sexe, des chercheurs ont voulu savoir par quoi elle était déclenchée. Ils ont donc analysé les échantillons de sang de 64 hommes suivant une thérapie pour traiter leur dépendance, et les ont comparés à ceux de 38 hommes ayant une vie sexuelle saine. Bilan : les accros au sexe avaient des niveaux d'ocytocine dans leur organisme bien plus élevé que les autres.

Des niveaux d'ocytocine plus élevés

Pour confirmer leur résultat, les chercheurs ont analysé le sang d’hommes dépendants au sexe avant et après qu’ils aient suivi une thérapie comportementale et cognitive (TCC) destinée à soigner leur problème. Ils ont alors constaté que le niveau d'ocytocine des patients était moins élevé une fois qu’ils avaient fini toutes leurs séances de psychologie.

"Nous avons découvert que les hommes souffrant d'un trouble du comportement sexuel compulsif avaient des niveaux d'ocytocine plus élevés que les hommes stables sur ce plan", a déclaré l'auteur de l'étude, le Dr Andreas Chatzittofis. "La thérapie comportementale et cognitive a conduit à une réduction des pulsions des patients et de leurs niveaux d'ocytocine", conclut-il. Précisons pour finir que les femmes peuvent aussi souffrir de dépendance au sexe, même si les chercheurs ne s'y sont pas intéressés dans cet essai. 

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