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QUESTION D'ACTU

Une découverte prometteuse

Un nouvel anticorps contre le SARS-CoV-2 a été découvert

Cet anticorps monoclonal est efficace contre toutes les formes du virus, dont le variant Delta.

Un nouvel anticorps contre le SARS-CoV-2 a été découvert Dr_Microbe/istock

  • Publié le 14.10.2021 à 10h30
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L'ESSENTIEL
  • Les anticorps sont des protéines fabriquées par le système immunitaire, pour reconnaitre et signaler des agents infectieux.
  • Les anticorps monoclonaux sont ceux fabriqués pour lutter contre une maladie en particulier.
  • Ils peuvent être injectés en prophylaxie, c'est-à-dire dans un but préventif.

Il existe une nouvelle arme pour lutter contre la Covid-19. Des chercheurs suisses ont mis au point un anticorps, capable d’agir contre toutes les formes de virus, y compris ses variants. Ces travaux ont été réalisés par des scientifiques de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne et du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois. Ils sont parus dans Cell Reports. 

Le plus puissant anticorps jamais identifié 

Pour mettre au point ce nouveau bouclier contre la Covid-19, les chercheurs ont d’abord isolé des lymphocytes, c’est-à-dire des cellules immunitaires, chez un patient infecté. Selon eux, l'anticorps découvert est le plus puissant jamais identifié parmi tous les anticorps capables d’agir contre le coronavirus. Il s’attaque à une partie de la protéine Spike, non-soumise aux mutations, or celle-ci permet au SARS-CoV-2 de pénétrer dans nos cellules. L’anticorps bloque les interactions entre cette protéine et les récepteurs ACE2, l’une des cibles du virus. Cette action a deux effets : la réplication virale s’interrompt et le système immunitaire élimine l'agent infectieux de l’organisme. "Cet effet protecteur a été démontré in vivo, lorsque des hamsters traités par l'anticorps étaient protégés de l’infection après avoir été exposés à une dose hautement infectieuse de virus", expliquent les auteurs dans un communiqué. 

Une action prolongée, bénéfique aux personnes fragiles 

Les chercheurs l’ont ensuite modifié pour qu’il ait une action prolongée : "Un anticorps classique non-modifié aura des effets protecteurs pendant 3 à 4 semaines maximum, soulignent-ils. Ici, l’anticorps développé agira durant 4 à 6 mois." Pour les scientifiques, il pourrait être utile chez les personnes vulnérables, incapables de produire une réponse immunitaire, malgré la vaccination comme les personnes immuno-déprimées, celles ayant reçu une transplantation d’organe ou celles atteintes d’un cancer. Toutes ces personnes pourraient être protégées "grâce à une injection de l’anticorps deux à trois fois par an". Les chercheurs rappellent néanmoins que ces injections n’ont pas vocation à remplacer la vaccination, qui demeure "le moyen le plus efficace de se protéger contre l’infection". 

Des essais cliniques à venir

"Le CHUV et l'EPFL – dans le cadre d’accords de collaboration et de propriété intellectuelle – sont en discussion avec une start-up qui aura pour mission d’assurer la production et le développement clinique des anticorps nouvellement découverts", indiquent les auteurs dans leur communiqué. Les scientifiques espèrent pouvoir démarrer des essais cliniques dès la fin 2022. S'ils valident une nouvelle fois ces résultats, ce nouvel anticorps monoclonal pourrait faire partie des nouveaux outils de lutte contre le virus. 

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