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Crise sanitaire

Troisième dose, tests payants, symptômes… : les dernières actualités Covid

La HAS recommande une troisième dose pour les soignants travaillant dans le transport sanitaire et dans le secteur médico-social, tandis que les premières données en Israël montrent l’efficacité de ces doses de rappel. Le prix des tests dits de “confort” vient d’être révélé. Et le mystère des “orteils Covid” pourrait s'éclaircir.

Troisième dose, tests payants, symptômes… : les dernières actualités Covid KTStock/iStock

  • Publié le 07.10.2021 à 13h30
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L'ESSENTIEL
  • La HAS ne ferme pas la porte à une recommandation de troisième dose pour tous.
  • En Israël, les personnes trimplement vaccinées seraient 30 fois plus protégées que les non vaccinés et 7 fois plus que les double vaccinés.
  • Les personnes non vaccinées et sans ordonnance devront débourser 44 euros pour un test PCR et 22 euros pour un test antigénique à compter du 15 octobre.

Au lendemain de l’avis de l’Agence européenne du médicament qui a donné son feu vert sur l’injection des doses de rappel pour tous les adultes avec le vaccin Pfizer, la Haute autorité de santé (HAS) a pour l’instant exclu d’étendre la troisième dose à tous. En août dernier, elle s’est positionnée en faveur de l’administration d’une troisième dose pour les personnes de plus de 65 ans ainsi que pour celles qui souffrent de comorbidités sévères. En plus, elle recommande désormais d’injecter une nouvelle dose de vaccin Pfizer aux soignants travaillant dans le transport sanitaire et dans le secteur médico-social, soit environ 3,5 millions de personnes. À cela s’ajoute également “l'entourage des personnes immunodéprimées”, soit entre 350 000 et 400 000 personnes. 

La HAS pas fermée à l’extension des doses de rappel pour tous

Le gouvernement doit désormais se prononcer sur l’avis de la HAS mais, selon toute vraisemblance, devrait suivre ses recommandations sur l’élargissement du périmètre de la dose de rappel. La HAS ne ferme toutefois pas la porte à l’extension de l’administration des troisièmes doses à toute la population éligible au vaccin, mais indique prudemment qu’elle reverra ses recommandations “dès que des données nouvelles le justifieront”.

En Israël, la troisième dose a freiné l’épidémie

Depuis le lancement de la campagne vaccinale des doses de rappel le 1er août, Israël a vu sa situation épidémique s'améliorer nettement. D’abord ouvert uniquement aux personnes de 60 ans et plus, elle est désormais étendue à toutes les personnes de plus de 12 ans. Et les effets se font ressentir puisque le nombre de cas quotidien n’a cessé de chuter, tout comme celui des patients graves, passant respectivement de plus de 11 000 a à peine plus de 3 000 et de 759 à 471, entre le 30 août et le 6 octobre.

En Israël, les premières données sur la troisième dose révèlent des effets encourageants. Actuellement, plus de 3,6 millions de personnes ont déjà reçu une troisième dose de vaccin en Israël, soit près de 40% de la population. Chez les plus de 60 ans, les premières données révèlent l’efficacité de cette dose de rappel. Les trois doses protégeraient 30 fois plus cette population que ceux qui ne sont pas vaccinés et 7 fois plus que ceux qui ont reçu deux doses. Ainsi, dans un groupe de 100 000 habitants âgés d’au moins 60 ans à chaque fois, il y a 132 cas graves parmi ceux non vaccinés et seulement 2 parmi ceux ayant reçu trois doses de vaccin. “Sur les dernières semaines, il y a eu 70 décès : 52 personnes qui n’étaient pas du tout vaccinées, 16 qui avaient reçu deux doses, et seulement deux avec trois doses”, complète auprès du Parisien Cyrille Cohen, immunologue à l’université Bar-Ilan de Tel-Aviv.

Le mystère des “orteils Covid” élucidé

Des chercheurs ont mis la lumière sur le mystère des “orteils Covid” dont souffrent certains patients et qui se caractérisent par des lésions ressemblant à des engelures. Une nouvelle étude, publiée dans le British Journal of Dermatology, révèle le mécanisme impliqué dans ces symptômes après l’examen de 50 participants souffrant de cette pathologie et treize présentant des engelures similaires apparues avant l'épidémie.

Selon les auteurs, cela est provoqué par une réponse immunitaire avec des niveaux élevés de certains auto-anticorps qui réagissent à la maladie envahissante et ciblent par erreur les cellules et les tissus de l'individu. En plus, l'interféron de type I, une protéine clé de la réponse antivirale, se trouve fortement exprimé et l’ensemble maladies induites par l'IFN de type I conduisent à des engelures cliniques. 

44 euros pour un PCR, 22 euros pour un antigénique

Enfin, le gouvernement a révélé le prix des tests dits de “confort” à compter du 15 octobre prochain. Pour rappel, les tests PCR et antigéniques resteront gratuits pour toutes les personnes vaccinées ainsi que pour ceux qui auront une prescription médicale. Pour tous les autres, il faudra débourser au moins 44 euros pour un test PCR et 22 euros pour un antigénique. En pharmacie, il faudra débourser 25 euros voire 30 euros le week-end. Les autotests à 5,20 euros deviendront payants quand ils sont réalisés sous la surveillance du pharmacien.

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