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Covid-19

Troisième dose : l’Agence européenne donne son feu vert

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a autorisé ce lundi l’utilisation d’une dose de rappel avec le vaccin Pfizer pour tous les adultes, six mois après la précédente. En France, l’avis de la HAS est attendu ce mercredi.

Troisième dose : l’Agence européenne donne son feu vert Wachiwit/iStock

  • Publié le 05.10.2021 à 13h30
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L'ESSENTIEL
  • L’objectif de cette dose de rappel est de booster le taux d’anticorps et donc l’immunité qui diminuerait avec le temps, notamment contre les infections.
  • L’Agence européenne indique néanmoins manquer de données concernant l’innocuité de la dose de rappel mais les signaux indiquent des effets secondaires similaires à ceux ressentis après la deuxième injection.
  • Une étude parue ce lundi dans la revue The Lancet a confirmé que le vaccin Pfizer est toujours efficace six mois après les deux injections.

Top départ en Europe pour les doses de rappel ? Ce lundi, l’Agence européenne du médicament (EMA) a approuvé l’injection d’une troisième dose avec le vaccin Pfizer pour tous les adultes, à la condition que celle-ci soit effectuée au moins six mois après la précédente. Les personnes “dont le système immunitaire est gravement affaibli” peuvent se voir administrer cette dose “au moins 28 jours après leur deuxième dose”, précise l’Agence. Concernant Moderna, l’autre vaccin à ARN messager administré en Europe, l’évaluation est toujours en cours mais il est probable que le résultat final sera le même.

Un manque de données sur la sécurité

L'objectif de cette dose de rappel est de booster le taux d’anticorps et donc l’immunité qui diminuerait avec le temps, notamment contre les infections. L'EMA s’appuie sur des données montrant une hausse du niveau d’anticorps chez les 18-55 ans lorsque cette dose de rappel est inoculée dans ce délai. Ces chiffres sont notamment ceux provenant de la population générale en Israël, premier pays à avoir lancé une campagne de troisième dose cet été. Ceux-ci ont mis en évidence l’augmentation importante de la concentration d’anticorps neutralisants après le rappel, tout en révélant une baisse progressive dans le temps de l’efficacité vaccinale, favorisée par l’émergence du variant Delta.

L’Agence européenne indique néanmoins manquer de données concernant l’innocuité de la dose de rappel. Elle dispose uniquement de l’exemple israélien ainsi que celles faisant suite aux premières injections aux États-Unis et en France qui semblent montrer que la troisième injection n’entraîne pas plus d’effets secondaires que la deuxième. Les données in vivo américaines portant sur 22 000 personnes ont révélé que les effets secondaires fréquemment rapportés comprenaient principalement la douleur au site d'injection (71% des participants à l'étude), la fatigue (56%) et les maux de tête (43%).

L’avis de la HAS attendu mercredi

Suite à cette annonce, il appartient désormais aux autorités publiques de santé des pays de se prononcer. En France, l’avis de la Haute autorité de santé (HAS) est attendu pour ce mercredi. En août dernier, elle s’est positionnée en faveur de l’administration d’une troisième dose pour les personnes de plus de 65 ans ainsi que pour celles qui souffrent de comorbidités sévères. Le ministère de la santé avait alors suivi cet avis et la campagne vaccinale de rappel a débuté le 1er septembre dernier.

Pfizer toujours efficace six mois après

Une étude parue ce lundi dans la revue The Lancet a confirmé que le vaccin Pfizer est toujours efficace six mois après les deux injections. Celle-ci se base sur l’analyse des données médicales de 3,4 millions de personnes en Californie du Sud collectées entre le 4 décembre 2020 et le 8 août 2021. Le vaccin montre une efficacité de 90% contre les risques d’hospitalisation six mois après, y compris en cas d'infection au variant Delta. “Notre étude confirme que les vaccins sont un outil central pour contrôler l'épidémie et demeurent extrêmement efficaces pour prévenir les formes graves et les hospitalisations, y compris contre Delta ou d'autres variants préoccupants”, assure Sara Tartof, autrice principale de l’étude. Il ressort cependant qu’après six mois, la protection contre les contaminations conférée par le vaccin Pfizer baisse et passe de 88% à 47%. 

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