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Covid-19

Troisième dose : les États-Unis sautent le pas

Les autorités sanitaires américaines ont annoncé lancer une campagne de troisième dose de vaccin anti-Covid à compter du 20 septembre, avec l’obligation de respecter un délai de 8 mois après la deuxième injection.

Troisième dose : les États-Unis sautent le pas Wachiwit/iStock

  • Publié le 19.08.2021 à 12h30
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L'ESSENTIEL
  • Les personnes les plus fragiles, à savoir les pensionnaires de maisons de retraite, les plus âgés et de nombreux professionnels de santé seront les premiers concernés.
  • L'OMS est opposé à la campagne de troisième injection alors que d'autres pays n'ont pas suffisamment de doses pour vacciner leur population.
  • En France, la HAS est favorable à une troisième dose pour les personnes vulnérables et celles âgées de plus de 80 ans.

La question d’une troisième dose pour prolonger la protection offerte par les vaccins continue d’être débattue à travers le monde. Aux États-Unis, les autorités sanitaires ont décidé de ne plus tergiverser et ont annoncé ce mercredi lancer bientôt une campagne de troisième injection. “Nous sommes prêts à offrir des doses de rappel pour tous les Américains dès la semaine du 20 septembre, à partir de huit mois après la deuxième dose”, ont déclaré les principales instances de santé publique du pays, dans un communiqué commun.

Une campagne en plusieurs étapes

Cette décision est motivée par des preuves scientifiques croissantes qui montrent qu’avec le temps, l’immunité conférée par les vaccins diminuent. “Les données disponibles montrent clairement que la protection contre l’infection au SARS-CoV-2 commence à baisser avec le temps, affirment les institutions sanitaires. Ajouté à la dominance du variant Delta, nous commençons à constater des preuves d’une protection réduite contre les cas légers et modérés de la maladie”, ajoutent-elles, bien décidées à “maximiser la protection induite par le vaccin et prolonger sa durabilité.”

Cette nouvelle campagne, comme la première, se fera en plusieurs étapes. Les personnes les plus fragiles, à savoir les pensionnaires de maisons de retraite, les plus âgés et de nombreux professionnels de santé seront les premiers concernés.

L’OMS en désaccord

Cette décision n’est pas de l’avis de tous, à commencer par l’Organisation mondiale de la santé. “Il est inadmissible que certains pays offrent un rappel, alors que tant de personnes ne sont pas protégées. Personne n’est en sécurité tant que tout le monde ne l’est pas”, s’est exprimé sur Twitter Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’organisation, quelques heures avant l’annonce américaine.

Depuis le 1er juillet en Israël, les plus de 60 ans peuvent recevoir une troisième dose de vaccin uniquement si leur deuxième a été faite plus de six mois auparavant. En Allemagne, dès le 1er septembre, les personnes les plus vulnérables et celles n’ayant pas reçu un vaccin à ARN messager pourront également recevoir une 3ème dose. En France, le président de la République, Emmanuel Macron, avait indiqué lors de son allocution du 12 juillet dernier que "ceux vaccinés les premiers, c’est-à-dire en janvier-février, verront prochainement leur taux d’anticorps baisser, leur immunité diminuer". Il avait ajouté que les troisièmes doses seraient disponibles pour ces personnes dès la rentrée prochaine. Pourtant, quelques jours plus tard, le 28 juillet, la Haute Autorité de Santé (HAS) rendait un avis en faveur d’un rappel mais uniquement pour les personnes vulnérables et celles âgées de plus de 80 ans. Pour les autres, la HAS devrait se prononcer à la fin du mois d’août.

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