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Coronavirus

Covid-19 : l’immunité naturelle, ce serait finalement au moins un an

L’immunité naturelle, acquise après une infection au SARS-CoV-2, durerait au moins un an, soit la même durée que celle conférée par les vaccins.

Covid-19 : l’immunité naturelle, ce serait finalement au moins un an Maksim Tkachenko/iStock

  • Publié le 02.06.2021 à 10h30
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L'ESSENTIEL
  • Les chercheurs soulignent que leurs conclusions ne doivent pas détourner le public de la vaccination.
  • Le risque de réinfection est très faible puisque le taux d’incidence pour 100 000 personnes est de 1 pour les réinfections contre 15,1 pour les nouvelles contaminations.

Six mois, huit mois… et maintenant un an ! Après une première infection, notre organisme développe des anticorps afin de se protéger contre une nouvelle contamination. Selon une étude parue le 28 mai dans la revue JAMA Internal Medicine, cette protection serait toujours efficace un an après. “L'immunité naturelle au SRAS-CoV-2 semble conférer un effet protecteur pendant au moins un an, ce qui est similaire à la protection rapportée dans les récentes études vaccinales”, a conclu le Dr Nicola Mumoli, chercheur à l'hôpital Fornaroli à Magenta (Italie) et auteur de l’étude.

Des données collectées avant la propagation des variants

Les chercheurs soulignent que leurs conclusions ne doivent pas détourner le public de la vaccination. “Premièrement, nous ne savons pas combien de temps dure l'immunité naturelle, a écrit le Dr Mitchell Katz, chercheur au NYC Health and Hospitals, dans un éditorial accompagnant l'étude. De plus, on ne sait pas dans quelle mesure l'immunité fondée sur la maladie protège contre les nouveaux variants du SRAS-CoV-2.” Pour appuyer son propos, il prend l’exemple de la variole, “la seule maladie humaine à avoir été éradiquée. Elle a été éradiquée par la vaccination, et non par une infection naturelle.

L’étude a été réalisée sur un panel de près de 15 000 participants, tous résidents de la région de Lombardie dans le nord de l’Italie. Ces derniers ont passé des tests PCR lors de la première vague de contamination, entre février et juillet 2020. Parmi eux, 1 579 se sont révélés positifs. Dans cette cohorte, 5 réinfections ont depuis été relevées, indiquant que les risques de réinfection existent mais sont rares. Par ailleurs, quatre de ces cinq patients travaillaient ou visitaient des hôpitaux, suggérant qu'ils avaient des expositions potentielles particulièrement élevées au virus. En outre, le délai moyen entre l'infection initiale et la réinfection était de 230 jours et un seul des 5 réinfectés a nécessité une hospitalisation.

Un taux d’incidence de 1 pour 100 000 chez les personnes déjà infectées

Dans le cas de cette étude, la réinfection est définie comme la survenue d'une nouvelle infection au moins 90 jours après la “résolution complète de la première infection” afin de s'assurer qu'il n'y avait pas de confusion sur les traces de la première infection persistante dans les tests. Concernant les 13 496 personnes initialement non infectées par le virus, 528 l’ont été durant la deuxième vague, entre la fin 2020 et le 28 février 2021, date de la fin de la collecte de données pour l’étude. Le taux d’incidence pour 100 000 personnes était de 1 pour les réinfections contre 15,1 pour les nouvelles infections.

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