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Dépistage de la Covid-19 par des chiens renifleurs : l’Académie de médecine veut de nouvelles preuves scientifiques

Les Académies vétérinaire et de médecine souhaitent “compléter l’évaluation scientifique” alors que l’utilisation de chiens renifleurs pour détecter la Covid-19 donnent des “résultats prometteurs”.

Dépistage de la Covid-19 par des chiens renifleurs : l’Académie de médecine veut de nouvelles preuves scientifiques yanjf/iStock

  • Publié le 31.08.2020 à 16h50
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L'ESSENTIEL
  • L'utilisation des chiens renifleurs s'inscrit dans la volonté de développer un test de dépistage rapide, simple, non invasif, sensible et spécifique, pouvant diminuer la charge des laboratoires de biologie médicale.
  • Les Académies veulent plus de données scientifiques mais espèrent pour utiliser les chiens renifleurs le plus tôt possible pour détecter les cas positifs à la Covid-19.

Dans la lutte contre la propagation du coronavirus, le dépistage est en première ligne. Très, tôt, les chiens sont apparus comme possible recours pour identifier les personnes infectées. “Les premiers résultats obtenus par une équipe allemande et une équipe française utilisant de nouveaux tests olfactifs de biologie médicale, montrent que des ‘chiens renifleurs’ entrainés sont capables de reconnaître une odeur spécifique de la Covid-19”, ont indiqué l'Académie nationale de médecine et l'Académie vétérinaire de France dans un communiqué publié le 28 août.

Des précisions à apporter

L’utilisation des chiens renifleurs est encouragée par les deux Académies. Celles-ci n’hésitent pas à rappeler que “l’extraordinaire acuité olfactive du chien est mise à profit depuis longtemps” que ce soit “par les douanes” ou “dans le domaine médical pour détecter des affections humaines ou animales”. Leur implication pour détecter la Covid-19 s’inscrit dans une volonté mondiale “d’un test de dépistage rapide, simple, non invasif, sensible et spécifique, pouvant diminuer la charge des laboratoires de biologie médicale.” Les chercheurs anglais qui ont lancé les premières études sur le sujet espèrent que les chiens soient utilisés dans les aéroports.

Avant de déployer les chiens pour détecter les infections à la Covid-19, les deux Académies réclament de nouvelles preuves scientifiques. Elles recommandent de “compléter l’évaluation scientifique et le développement de ce nouveau test afin de le mettre en œuvre dans les meilleurs délais”. À cela s’ajoute, selon elles, la nécessité “d’en préciser les performances analytiques (sensibilité, spécificité), d’identifier dans le volatilome la ou les molécules spécifiques de la Covid-19, de promouvoir la constitution d’équipes dédiées, de sécuriser la présentation des échantillons à analyser, tant pour les chiens que pour le personnel et de définir les règles de bon usage de ce type de test”.

Reconnaître l'odeur de la Covid-19

La Covid-19 modifie l’odeur des personnes infectées. Elle entraîne l’apparition de composés organiques volatils, appelés volatilome, qui sont présents dans la circulation sanguine et peut être “excrété dans l’air expiré, l’urine, la salive, les fèces, le lait et la sueur”, précise le communiqué. Ce sont entre deux et trois semaines d’entraînement qui sont recommandés par les Académies pour que les chiens soient capables de reconnaître cette odeur. Par ailleurs, elles soulignent que les chiens ne peuvent pas transmettre le coronavirus aux humains.

Trois chercheurs alsaciens se sont lancés sur ce projet de dépistage par l'intermédiaire de chiens renifleurs. Ils ont lancé l'application Covidog qui peine encore à trouver les soutiens financiers nécessaires pour se lancer. Soutenu par la Fondation de l’Université de Strasbourg et des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, ce projet “utilise des cultures cellulaires issues de prélèvements de patients Covid-19 permettant ensuite d’identifier une odeur spécifique avec des ‘éponges à odeurs’ (tubes en polymère absorbant ou masques chirurgicaux adaptés à la capture de VOC respiratoires) permettant d’envisager une détection à partir de groupes (aéroport, train, rassemblements divers, etc) ou à l’échelon individuel”, avance les Académies dans leur communiqué.

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