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Pas assez informés

Cancer : la plupart des malades voudraient plus d'informations sur les effets secondaires des traitements

Près d’un tiers des survivants du cancer auraient voulu avoir plus d'informations sur les possibles effets secondaires de leur traitement.

Cancer : la plupart des malades voudraient plus d'informations sur les effets secondaires des traitements

  • Publié 30.11.2019 à 16h30
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Dans le monde, près d’un décès sur six est dû à un cancer. Pour soigner un cancer, les trois traitements les plus utilisés sont la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie. Mais, malheureusement, chacun d’entre eux peut entraîner de lourds effets secondaires dont la nature variera d’un malade à un autre. De nombreux patients font état de fatigue et de perte de cheveux tandis que d’autres mentionnent des nausées, des vomissements, des sautes d’humeur, des troubles du sommeil et des pertes d’appétit. Dans certains cas, il arrive que chimio entraîne des lésions cardiaques ou nerveuses et à terme des problèmes de fertilité. La radiothérapie quant à elle peut entraîner de gros problèmes de peau, telles que des plaques douloureuses et sèches et des démangeaisons. Et si tous ces potentiels problèmes sont bien connu des spécialistes, les patients s’estiment très mal informés à ce sujet. D’après une étude parue dans le Journal of Oncology Practice, près d’un tiers des survivants du cancer estiment qu’il faudrait être plus renseigné sur les possibles effets secondaires des traitements.

Pour en arriver à cette conclusion, des chercheurs du Memorial Sloan Kettering Cancer Center à New York City (Etats-Unis) ont interrogé plus de 400 adultes américains qui avaient été soignés contre le cancer par radiothérapie au cours des cinq dernières années. En plus de ce traitement, 41% d’entre eux avaient également reçu une chimiothérapie et 52 % avaient subi une chirurgie. Résultats du sondage : la chimio semble être le traitement le plus lourd en terme d’effets secondaires, suivi de la chirurgie et enfin de la radiothérapie. Par ailleurs, un sondé sur cinq aurait aimé avoir plus d’informations sur les possibles effets secondaires de son traitement avant de l’entamer. Dans neuf cas sur dix, c’est auprès de leur médecin traitant qu’ils s’étaient renseignés.  

Les malades qui avaient été traités par chirurgie auraient souhaité qu’on leur en dise plus sur l’engourdissement, la douleur et les dommages faits aux nerfs. Dans le cas de la chimio, les sondés auraient voulu être plus informés sur la fatigue, les lésions nerveuses et les symptômes gastro-intestinaux. Quant à la radiothérapie, ils auraient souhaité avoir plus de détails sur la fatigue et les symptômes gastro-intestinaux également, ainsi que sur une possible irritation cutanée. 

Des malades épuisés 

Dans le détail, plus d’un quart des malades traités par radiothérapie ont déclaré se sentir plus faibles ou fatigués que prévu. Près d’un tiers d’entre eux ont déclaré avoir été bien plus épuisés que ceux à quoi ils s’attendaient. Et sans surprise, les malades ayant subi les trois traitements étaient ceux qui rapportaient la plus grande fatigue.

"L'impact prononcé des effets secondaires du traitement chez les patients recevant un traitement d'association suggère également la nécessité d'établir une meilleure coordination entre les disciplines d'oncologie en ce qui concerne la gestion des effets secondaires et d'améliorer les processus de consentement éclairé dans tous les traitements anticancéreux", explique le Dr. Narek Shaverdian, radio-oncologue et premier auteur de l’étude 

Aussi, bien que certaines expériences se soient déroulé sans effet secondaire majeur, une consultation plus approfondie sur les possibles problèmes liés au traitement contre le cancer pourraient aider les malades à mieux se préparer à ce qui les attend, conclut le chercheur.  

Le cancer, première cause de mortalité prématurée en France 

En France, depuis 2004, le cancer est la première cause de mortalité prématurée en France, devant les maladies cardiovasculaires. Selon les chiffres de l’Institut national du cancer (INCa), on estime à 382 000 le nombre de nouveaux cas de cancer pour l'année 2018 en France métropolitaine, 204 600 chez l’homme et 177 400 chez la femme.  

Chez cette dernière, le cancer du sein est le plus fréquent (59 000 nouveaux cas en 2013), suivi du côlon-rectum (21 000 cas) et du poumon (17 000 cas). Les hommes sont quant à eux surtout atteints du cancer de la prostate (48 427 cas), puis du poumon (32 500 cas) et du côlon-rectum (24 000 cas).

Pour diminuer les risques de développer un cancer, les autorités sanitaires tentent d’encourager les Français à changer certains comportements : diminuer l’alcool, consommer moins de sel ou encore faire un frottis cervico-vaginal régulièrement pour les femmes.

 

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