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Pesticides : une étude confirme leurs dangers pour le cerveau

Des chercheurs de l’université Berkeley en Californie ont mené une recherche sur des adolescents exposés aux pesticides pendant leur enfance. Leur fonctionnement cérébral est altéré. 

Pesticides : une étude confirme leurs dangers pour le cerveau fotokostic/istock

  • Publié 28.08.2019 à 15h00
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Les études sur les conséquences des pesticides sur l’organisme se multiplient. Cette fois, l’université Berkeley en Californie s’est intéressée aux plus jeunes en étudiant le cerveau d’adolescents exposés aux pesticides pendant leur enfance. Ils constatent que leur cerceau fonctionne différemment de celui des enfants qui n’ont pas été exposés à ces substances. 

Les enfants du "saladier de l’Amérique" 

Publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences, l’étude repose sur l’utilisation de techniques avancées d’imagerie cérébrale appelées imagerie fonctionnelle proche-infrarouge. 95 adolescents, nés et ayant grandi dans la vallée de la Salinas en Californie, ont été recrutés. Surnommée le "saladier de l’Amérique", cette région d’Amérique est réputée pour ses nombreuses cultures, dont une large partie est régulièrement traitée aux pesticides. L’activité cérébrale des enfants a été mesurée entre leur 15 et 17 ans, pendant qu’ils exécutaient des tâches faisant appel à leurs fonctions cognitives, leur capacité de compréhension ou encore leur attention. 

Un mécanisme de compensation du cerveau

Comparés aux enfants non-exposés aux pesticides, les participants avaient un fonctionnement cérébral différent. Leur flux sanguin était plus faible dans le cortex frontal lorsqu’ils effectuaient des exercices stimulant leur souplesse cognitive ou leur mémoire visuelle. À l’inverse, ils avaient un flux sanguin plus important dans les lobes pariétal et temporal quand ils étaient testés sur leur mémoire linguistique.

"Le cerveau a une capacité remarquable à utiliser des mécanismes compensatoires pour contrer les agressions à long terme, explique Allan L. Reiss, co-auteur de l’étude. Une activation plus importante (d’une zone) peut être liée au recrutement et à l’utilisation de ressources neuronales supplémentaires pour remédier à une inefficacité fonctionnelle provoquée par une agression, à l’inverse, une activation plus faible pourrait être due à un échec de mobilisation des ressources suite à une exposition continue (à une substance) ou une maladie." Les chercheurs veulent poursuivre leurs recherches sur des panels plus larges. Ils espèrent pouvoir effectuer les mêmes essais avec plus de 500 participants. 

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