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QUESTION D'ACTU

Effets secondaires indésirables

Calvitie : une procédure judiciaire lancée contre le médicament Propecia

Une dizaine d'hommes ayant subi de graves effets secondaires sexuels et psychiatriques après la prise du médicament anti-calvitie Propecia, ont décidé de lancer une procédure judiciaire pour obtenir réparation. 

Calvitie : une procédure judiciaire lancée contre le médicament Propecia ia_64 /istock

  • Publié 11.03.2019 à 14h00
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Après l'affaire du Levothyrox, celle du Propecia. Une dizaine d'hommes a lancé une procédure judiciaire contre ce médicament anti-calvitie qui engendrerait de nombreux effets indésirables, mais que l'on trouve toujours sur les marchés français et européen, selon une information d'Europe 1. Ces patients auraient en effet subi "une perte de libido", des disfonctions érectiles ou encore un état dépressif pouvant entraîner "des idées suicidaires", la plupart de ces effets étant "irréversibles". S'estimant, selon la radio, "peu, voire pas, informés" de ces troubles, ces derniers ont décidé de saisir la justice pour "défaut d'information".

Troubles psychiatriques, sexuels et risque de cancer du sein

Prescrit pour traiter la calvitie depuis 1999, ce médicament dont la première indication est de soigner l’hypertrophie de la prostate, bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché européen. C'est donc à l'échelle européenne et non française, que s’effectue la réévaluation annuelle de l’équilibre bénéfices-risques du médicament. Et jusqu'à présent, l'UE estimerait que la balance pencherait davantage du côté des bénéfices. Pourtant, note Europe 1, "les victimes parlent de 20% de consommateurs concernés. Et, surtout, de nombreux hommes ne savent même pas que leurs problèmes sont dus à ce médicament".

Et ce, même si l'Agence du médicament (ANSM) avait alerté sur d'éventuels effets indésirables en 2012, puis en 2017. "Depuis la commercialisation de Propecia en 1999, des effets indésirables psychiatriques ont été signalés, suggérant un lien possible entre la prise de finastéride et une dépression ou des idées suicidaires", avaient à l'époque indiqué les experts recommandant l'avis d'un médecin en cas de changement soudain de l'humeur. Pire, si l'ANSM reconnait également "une persistance de troubles sexuels après l’arrêt d’un traitement par finastéride", elle indique que "des cas de cancers du sein ont également été rapportés chez des hommes traités par finastéride". Or 30 000 hommes prendraient actuellement ce médicament en France. 

70 autres dossiers en cours d'élaboration

Me Charles Joseph-Oudin, l'avocat des victimes, lancera donc prochainement une procédure judiciaire. La première audience aura lieu au mois d'avril au tribunal de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. "Nous considérons que le laboratoire MSD, et les autorités de santé, ont tardé à informer les patients, mais aussi les médecins, des effets indésirables et notamment de leur caractère irréversible", a-t-il fait valoir au micro d'Europe 1. "Et c'est ce que nous démontrerons devant le juge. C'est ce qui doit appeler de leur part une indemnisation". L'avocat aurait confié avoir encore 70 dossiers en cours d'élaboration, à porter devant la justice.

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