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QUESTION D'ACTU

Un problème de santé publique

Les César célèbrent « Jusqu'à la garde » pour lutter contre les violences faites aux femmes

Alors que la comédie était favorite, c'est finalement un drame sur les violences conjugales qui a reçu le césar du meilleur film : "Jusqu'à la garde", du réalisateur français Xavier Legrand.

Les César célèbrent « Jusqu'à la garde » pour lutter contre les violences faites aux femmes Capture d'écran / allo ciné.

  • Publié 24.02.2019 à 18h00
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Le 22 février, le prestigieux César du meilleur film a finalement été attribué au long-métrage "Jusqu'à la garde", notamment dans le but de lutter contre les violences faites aux femmes.

Dans une intense montée en puissance dramatique, le réalisateur français Xavier Legrand y met en scène une quadragénaire (Léa Drucker, césar 2019 de la meilleure actrice) qui, redoutant les violences de son ex-conjoint, fait tout pour obtenir la garde exclusive de ses deux enfants. Mais face à un système judiciaire qui choisit de ne pas l’entendre - le spectateur doute aussi de sa version pendant une bonne partie du film - la situation dégénère. "Je voudrais dédier cette récompense à toutes les Myriam, à toutes ces femmes qui ne sont pas dans une fiction, qui sont dans cette tragique réalité", a déclaré, très émue, Léa Drucker.

Un réel problème de santé publique

Malgré une mobilisation des pouvoirs publics, des médias et du septième art, le nombre annuel moyen de femmes victimes de violences physique et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire intime est estimé à 219 000. 3 femmes victimes sur 4 déclarent avoir subi des faits répétés, et 8 femmes victimes sur 10 déclarent avoir également été soumises à des atteintes psychologiques ou des agressions verbales.

"Ces situations de violence sont un réel problème de santé publique car elles ont un impact sur la santé tant physique que mentale des femmes qui en sont victimes. Les répercussions s’étendent également aux enfants et ce déjà dès leur conception, puisque 3 à 11 % des femmes enceintes ont subi des violences de la part de leur conjoint au cours de leur grossesse", écrit à ce propos Philippe Hauwe, médecin généraliste et psychothérapeute, membre de la Commission violences, Institut de médecine préventive de la Société scientifique de médecine générale. "Nous, médecins généralistes, du fait de notre proximité avec les familles, sommes vraiment en toute première ligne pour détecter et prendre en charge la violence au sein des foyers. C’est pourquoi, il est important que nous puissions avoir un outil pour guider notre conduite face à ces situations dramatiques particulièrement lourdes à gérer", ajoute-t-il.

En 2017, 130 femmes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire

En 2017, 130 femmes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire, un chiffre en augmentation. Sur les 109 femmes tuées par leur conjoint officiel, au moins 51, soit 47%, étaient victimes de violences antérieures de la part de ce compagnon. Sur les 16 femmes ayant tué leur conjoint, au moins 11, soit 69%, étaient victimes de violences au sein du couple*. "Jusqu'à la garde" a aussi reçu avec les titres de meilleur montage et meilleur scénario.

*Source : stop-violences-femmes.gouv.fr 

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