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Infections urinaires

Infections à ureaplasma : les bébés prématurés atteints peuvent avoir des problèmes respiratoires

Les détresses respiratoires des prématurés seraient souvent liées à des infections urinaires à ureaplasma chez la mère, selon une nouvelle étude. 

Infections à ureaplasma : les bébés prématurés atteints peuvent avoir des problèmes respiratoires ginew / stock

  • Publié 21.09.2018 à 09h30
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Les bébés nés très prématurément sont plus susceptibles que les autres d'être porteurs de la bactérie Ureaplasma, selon une nouvelle étude, qui sera présentée au Congrès international de la Société européenne de pneumologie. Cette bactérie, transmise aux bébés pendant la grossesse ou l'accouchement, peut causer une infection respiratoire chez les nouveau-nés. Bonne nouvelle cependant : un antibiotique largement disponible et efficace contre l'uréoplasma peut être administré en toute sécurité.

"J'étudie l'association entre l'infection respiratoire à uréoplasma et la dysplasie bronchopulmonaire (une maladie pulmonaire grave, NDLR) depuis plus de 20 ans. La question clé est de savoir si cette bactérie cause des problèmes de santé chez les nouveau-nés et, dans l'affirmative, si son élimination améliore les résultats pour ces tout petits bébés", explique Rose Marie Viscardi, directrice de la recherche (Université du Maryland, Baltimore, USA).

Entre 24 et 26 semaines de gestation

Elle poursuit : "la recherche a établi un lien entre l'infection à Ureaplasma, la naissance prématurée et la dysplasie bronchopulmonaire. Les bébés prématurés atteints de cette affection peuvent avoir des problèmes respiratoires à long terme, comme l'asthme, ou avoir besoin d'oxygène à domicile, de médicaments respiratoires, de visites médicales plus fréquentes. Ils seront aussi plus susceptibles d'être réadmis à l'hôpital".

Le professeur Viscardi a étudié un groupe de 121 bébés nés entre 24 et 28 mois de gestation (environ six mois). La moitié des bébés a reçu une cure de trois jours d'azithromycine (20 mg par kg de poids du bébé par jour), tandis que l'autre moitié a reçu un placebo. Tous ont été testés pour détecter la présence de la bactérie Ureaplasma avant et après le traitement, et ont fait l'objet d'un suivi pendant leur première année de vie. L’équipe a constaté que 36% des enfants de la cohorte étaient positifs à l'uréoplasma, et que cette proportion est passée à 45% chez les bébés les plus prématurés (nés entre 24 et 26 semaines de gestation).

Moins de chances de survivre

Comparativement aux bébés sans infection ou à ceux qui n'avaient que la bactérie que dans le nez, les bébés très prématurés qui avaient l'uréoplasma dans leur trachée à la naissance avaient moins de chances de survivre (71% comparativement à 90% et 100%). Ils étaient aussi plus susceptibles de développer une dysplasie bronchopulmonaire et d’autres problèmes respiratoires pendant leur première année de vie (67%, comparativement à 50% et 21%).

L'étude indique par ailleurs qu’un traitement à l'azithromycine pendant trois jours était sans danger pour ces prématurés et efficace pour éradiquer la bactérie Ureaplasma. "Cette étude montre que l'infection respiratoire à l'uréoplasma est très fréquente chez les nourrissons extrêmement prématurés. Les cliniciens devraient envisager d'effectuer des tests de dépistage chez les nouveau-nés à risque", conclut la scientifique. La professeure Viscardi et son équipe continueront de suivre les bébés de cette étude, et espèrent mener un essai plus vaste pour déterminer si le traitement à l'azithromycine améliore les résultats à long terme.

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