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Poumon, côlon et prostate : les trois cancers les plus fréquents chez les hommes en France

Alors que l’Institut National du Cancer (INCa) a publié mercredi 4 juin son rapport annuel sur les cancers en France, zoom sur les trois cancers les plus fréquents chez les hommes : ceux du poumon, de la prostate et du côlon. Comment les dépister ?  Quels en sont les symptômes, les traitements ? Etat des lieux.

Poumon, côlon et prostate : les trois cancers les plus fréquents chez les hommes en France Ridofranz/iStock

  • Publié 06.07.2018 à 17h15
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Chaque année depuis 2009, l’Institut National du Cancer (INCa) a dévoilé son rapport sur les cancers en France. L’édition 2018, publiée mercredi 4 juin, fait état de 399 626 cancers déclarés en France en 2017.  Parmi eux, 214 021 hommes pour 185 605 femmes. 150 303 personnes en sont mortes : 84 100 hommes et 66 203 femmes.

Avec 20 815 décès estimés en 2017, le cancer du poumon reste de loin le cancer le plus mortel chez l'homme, devant le cancer colorectal (9 294 décès) et le cancer de la prostate (8 207 décès).

Le cancer du poumon

L’an dernier, 49 109 nouveaux cas de cancer du poumon ont été estimés, parmi lesquels 32 260 hommes. Pourtant, rappelle le rapport de l’INCa, ce taux de mortalité chez l’homme est en diminution (-2,2%) depuis 2005. Il touche aujourd’hui davantage de femmes que d’hommes.

Le cancer du poumon se développe dans la bronche par multiplication de certaines cellules de l’épithélium en un endroit particulier. Ces cellules anormales vont ensuite proliférer de manière anarchique : elles pourront obstruer la bronche, envahir les structures avoisinantes et envoyer des cellules cancéreuses dans les ganglions du thorax.

Le tabagisme, même passif, mais aussi l’exposition à la radioactivité, à certaines substances (amiante, chrome, nickel, radon…) ainsi qu’à la pollution atmosphérique peuvent être à l’origine d’un cancer du poumon. C’est aussi le cas de certains maladies chroniques des bronches et des poumons, bien que les prédispositions génétiques soient aussi à prendre en considération.

Les premiers signes d’un cancer du poumon sont généralement toux persistantes, des douleurs dans la poitrine, un essoufflement, des sifflements pendant la respiration, voire des crachats sanguinolents. Une fatigue anormale et persistante doit aussi alerter.

Le traitement du cancer du poumon est adapté selon différents paramètres tels que le type de cancer, son stade, l'état général du malade et surtout désormais, les biomarqueurs que l’on peut identifier sur près d’un adénocarcinome sur 2. Ce traitement fait appel à différentes possibilités thérapeutiques : la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et la thérapie ciblée.

Si ces dernières années, la recherche avait essentiellement fait des progrès sur le traitement du cancer du poumon à un stade avancé, une récente étude a confirmé qu’une immunothérapie administrée au stade précoce d’un cancer du poumon non à petites cellules, et avant la chirurgie, réduit la taille de la tumeur à enlever, augmente le nombre de cellules immunitaires dans la tumeur et réduit le nombre de rechutes.

Le cancer de la prostate

Avec 48 427 nouveaux cas en 2013, le cancer de la prostate est le plus fréquent chez les hommes. En 2017, il a été responsable de 8 207 décès estimés. Le taux de mortalité diminue toutefois de manière régulière, estime le rapport de l’INCa : - 4,0 % par an en moyenne entre 2005 et 2009. Ce qui peut s’expliquer par l’efficacité des traitements lorsqu’il est diagnostiqué tôt.

À ce jour, il n’existe pas de cause identifiable de survenue du cancer de la prostate. Il existe cependant des facteurs de risques peuvant favoriser le développement du cancer : c’est le cas de l’origine ethnique ou géographique. En revanche, il a été prouvé que certains facteurs tels que la consommation d’alcool, l’hyperplasie bénigne de la prostate ou encore la fréquence des activités sexuelles et des éjaculations n’ont pas de conséquences sur la survenue du cancer de la prostate.

Lorsqu’il est pris en charge le tôt, le cancer de la prostate peut être efficacement traité. Sont alors proposés, suivant différents paramètres, plusieurs traitements : la chirurgie, la radiothérapie, l’hormonothérapie ou encore la chimiothérapie. Il peut aussi être proposé au patient la surveillance active : lorsque son cancer est à un stade précoce, non agressif et qu’il ne diminue pas la survie du malade. En effet, certains cancers de la prostate n’évolueront jamais ou très lentement, et resteront au stade précancéreux.

La recherche sur le cancer de la prostate s’intéresse tant aux traitements qu’aux méthode de dépistage. Une équipe de chercheurs européens travaille ainsi sur un dépistage par simple prélèvement sanguin et qui pourrait, à terme, remplacer la biopsie réalisée par voie colorectale.

Le cancer colorectal

Troisième cancer le plus fréquent chez l’homme, le cancer colorectal est une tumeur qui se développe à partir des cellules qui tapissent la paroi interne du côlon et du rectum. Selon le rapport de l’INCa, il a touché 24 035 hommes et 20 837 femmes en 2017 et a causé 17 684 décès estimés (9 294 hommes et 8 390 femmes).

Il n’existe pas de cause identifiable de survenue du cancer colorectal. Il existe cependant des facteurs de risque qui peuvent favoriser le développement du cancer : l’âge, les antécédents familiaux, la présence de polypes, ainsi que deux maladies génétiques, la "polypose adénomateuse familiale" et le "syndrome de Lynch".

Les premières années de son développement, le cancer colorectal est asymptomatique, d’où la nécessité de se faire dépister tous les 2 ans dès 50 ans. Les premiers signes à apparaître sont la présence de sang dans les selles et les troubles digestifs.

Selon le grade d’évolution du cancer, plusieurs traitements pourront être proposés au patient : la chirurgie seule en cas de lésion très localisée, le traitement chirurgical avec curage ganglionnaire et chimiothérapie adjuvante lorsque le cancer est infiltrant et atteint les ganglions, et enfin la chirurgie du colon et des organes métastasés en cas d’apparition de métastases. Celle-ci pourra être suivie ou précédée d’une chimiothérapie et parfois d’une thérapie ciblée.

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