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Asthme sévère : l'effet salutaire du dupilumab

Une nouvelle étude confirme l'efficacité du Dupilumab pour soigner l'asthme, en particulier l'asthme sévère. Ce nouveau traitement a reçu son autorisation de mise sur le marché aux États-Unis en 2017. 

Asthme sévère : l'effet salutaire du dupilumab KatarzynaBialasiewicz / istock

  • Publié 28.06.2018 à 16h45
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Un essai publié dans The New England Journal of Medecine indique que le dupilumab a un effet salutaire dans le traitement de l'asthme grave. Reste à savoir comment définir "l’asthme grave", pour cibler correctement les patients auxquels prescrire le nouveau traitement. Le Dupilumab, qui bloque à la fois l'interleukine-4 et l'interleukine-13, a reçu son autorisation de mise sur le marché aux États-Unis en 2017.

Les chercheurs ont assigné au hasard 1902 patients de 12 ans ou plus souffrant d'asthme non contrôlé. Ils ont reçu soit une dose de 200 ou 300 mg toutes les 2 semaines, soit un placebo. L’expérience a duré 52 semaines. Résultat : les patients ayant reçu du dupilumab présentaient "des taux significativement plus faibles d'exacerbation de l'asthme grave" que ceux qui avaient reçu le placebo, ainsi qu'un meilleur fonctionnement pulmonaire et un contrôle de l'asthme plus affirmé. Des avantages plus importants ont été observés chez les patients présentant des niveaux plus élevés d'éosinophiles (un type de globules blancs, les cellules qui interviennent dans la défense immunitaire en cas d’infection, NDLR).

Diviser le nombre de crise d’asthme par deux

Une hyperéosinophilie, qui correspond à une élévation continue d'un type de globules blancs dans le sang, a tout de même été observée chez certains membres de la cohorte. En mars dernier, une nouvelle étude avait également démontré que le dupilumab, utilisé à l'origine pour lutter contre l’eczéma, pouvait diviser le nombre de crise d’asthme par deux. Plus de 2000 patients ont participé à la recherche. Tous souffraient d’asthme modéré à sévère et ont reçu une dose de 200 à 300 milligrammes de dupilumab tous les 15 jours pendant un an.  

L'asthme sévère représente une entité clinique caractérisée par un patient non contrôlé au niveau de ses symptômes malgré un traitement qualifié d'optimal et un suivi spécialisé d'au moins six mois. Les données épidémiologiques accordent entre 5 et 10% des cas d'asthme à l'asthme sévère. En France, environ 4 millions de personnes souffrent d'asthme : on compte près de 60 000 hospitalisations (près de 40 000 chez les enfants) et environ 1 000 décès chaque année. Les premières crises surviennent généralement au cours de la première année de vie dans 10 à 50 % des cas, avant la cinquième année dans 65 à 95 % des cas, ou après 10 ans, mais cela reste rare.

Hypersensibilité à différentes stimulations

L’asthme est une maladie chronique provoquée par une inflammation des bronches qui se traduit par leur hypersensibilité à différentes stimulations : froid, virus, tabac, pollution… L’inflammation bronchique entraîne une "hyperréactivité" de la paroi musculaire avec un gonflement de la paroi interne de la bronche, une hypersécrétion de mucus (normalement produit en petites quantités) et la contraction des muscles de la paroi bronchique. Au final, tous ces phénomènes aboutissent au rétrécissement de la lumière de la bronche, voire à son obstruction, et à une gène pour respirer.

L’inflammation et l’hyperréactivité de la paroi bronchique paraissent favorisées par des facteurs de risque : certains sont "endogènes", c’est-à-dire propres au malade, et d’autres sont "exogènes" c’est-à-dire extérieurs au malade (allergènes, pollution, virus…). Parmi les facteurs de risque "endogènes", on retrouve un terrain allergique familial et surtout personnel chez près de 9 malades sur 10. Ces facteurs génétiques prédisposent à faire de l’asthme, mais aussi à devenir allergique aux substances qui sont respirées au quotidien, comme les "acariens", la poussière d'intérieur, les poils d’animaux ou les pollens. On appelle cette prédisposition "atopie".

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