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QUESTION D'ACTU

Plan "Priorité prévention"

Remboursement des patchs anti-tabac : lesquels sont concernés ?

Comme le prévoit le plan "Priorité Prévention" annoncé par la ministre de la santé Agnès Buzyn, le remboursement des patchs anti-tabac prend effet ce dimanche 20 mai. Lesquels sont concernés ?

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  • Publié 20.05.2018 à 20h15
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Le 28 mars dernier, la ministre de la santé Agnès Buzyn présentait le plan anti-tabac "Priorité Prévention". La mesure prévoit de rembourser certain traitements anti-tabac, dont la prise en charge prend effet ce dimanche 20 mai. Deux traitement sont concernés. Le premier, Nicotine EG fabriqué par Eg Labo est une gomme à mâcher qui est remboursé depuis le 28 mars. Le second, NicoretteSkin (Johnson & Jonhson), est un patch anti-tabac dont le remboursement prend effet ce dimanche.

Négociations avec les laboratoires

NicoretteSkin et Nicotine EG seront tous deux proposés à un tarif unique : 14,4 euros pour Nicotine EG et 28,88 euros pour NicoretteSkin. Ces deux produits seront remboursés à hauteur de 65% par la sécurité sociale. À titre de comparaison, une boîte de patchs anti-tabac coûte entre 30 et 40 euros en moyenne par mois. D’autres traitements substitutifs à la nicotine devraient rejoindre la liste des produits remboursés, au gré des négociations avec les laboratoires.

Jusqu'ici, les fumeurs qui avaient recours aux substituts nicotiniques pour arrêter le tabac bénéficiaient seulement d’un forfait annuel de 150 euros, remboursé après de lourdes démarches administratives. La ministre de la Santé a annoncé que le plan sevrage anti-tabac, actuellement remboursé de 150 euros, serait maintenu jusqu’à la fin de l’année.

Une mesure qui aide à réduire les inégalités

Entre 2010 et 2016, le pourcentage de fumeurs quotidiens a continué d’augmenter chez les Français à faibles revenus, passant de 35,2 % à 37,5 %. À l’inverse, chez les Français aisés, le tabagisme quotidien est passé de 23,5 % à 20,9 % au cours de cette période. Le remboursement sera par ailleurs direct, contrairement à ce qui se fait actuellement.

Depuis 2016, les fumeurs qui avaient recours aux substituts nicotiniques pour arrêter le tabac bénéficiaient d’un forfait annuel de 150 euros. Pour en bénéficier, il fallait avancer les frais puis adresser l’ordonnance et la facture de la pharmacie à la caisse d’Assurance Maladie. Cette démarche contribuait à creuser les inégalités pour les plus dépendants. En effet, le fait d’avancer les frais pouvait dissuader les personnes disposant de faibles ressources financières de se faire traiter. Le nouveau remboursement prévu par le plan "Priorité prévention" va donc dans le bon sens.

4 conseils pour éviter les effets indésirables

Attention cependant, les patchs de sevrage tabagique ne sont pas si inoffensifs qu’on pourrait le croire, comme l’indique l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). L'Agence a reçu "des signalements de risques d’erreurs ou d’erreurs médicamenteuses", parmi lesquels les trois quart ont entraîné la survenue d’effets indésirables, la moitié d’entre eux étant même considérés comme graves (c’est-à-dire pouvant entraîner la mort, susceptible de mettre en jeu le pronostic vital du patient, susceptible de mettre en jeu la sécurité d'un ou plusieurs donneurs vivants et/ou d'un ou plusieurs receveurs).

Les problèmes d’utilisation de patchs anti-tabac sont la plupart du temps liés à une mauvaise information ou à une mauvaise compréhension du produit. Dans ce contexte, l’ANSM rappelle plusieurs conseils importants :

- Le patch ne doit pas être découpé sauf quand la possibilité de découpe est précisée dans la notice.

- Il faut suivre les recommandations concernant le lieu d’application du patch et les modalités d’application (le film protecteur du patch doit être retiré avant application, il ne faut pas écrire sur le patch).

- Les patchs usagés contiennent encore du principe actif après leur utilisation, il faut donc les tenir hors de portée des enfants afin d’éviter leur exposition à des surdosages accidentels.

- La température peut avoir un impact sur la vitesse et la dose délivrée du principe actif à travers la peau et être à l’origine de surdosage. Il faut donc éviter des sources de chaleur importante (bouillotte sur le patch, bain chaud, sauna), de réaliser des activités sportives par fortes chaleurs, de s’exposer au soleil de façon prolongée ou sans protéger le patch par un vêtement.

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