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Epidémie

Grippe saisonnière : une épidémie qui devrait faire moins de décès que l'année dernière

Selon les premières estimations de Santé publique France, le 8 février 2018, le nombre de décès attribuables à la grippe (la surmortalité) est estimé à 4 750. Un chiffre en nette augmentation par rapport à la semaine précédente, mais en très net retrait par rapport à l’année dernière. L'épidémie régresse par ailleurs en France métropolitaine, alors qu'elle progresse en Guyane et aux Antilles.

Grippe saisonnière : une épidémie qui devrait faire moins de décès que l'année dernière Kryzhov/epictura

  • Publié 08.02.2018 à 07h50
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  • Mise à jour le 09.02.2018 à 13h53
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Dans le dernier bulletin épidémiologique du réseau Sentinelles du 8 février 2018, qui concerne le suivi de l'épidémie la dernière semaine de janvier, en France métropolitaine, la fréquence des syndromes grippaux vus en consultation de médecine générale est descendue à 242 cas pour 100 000 habitants, soit 159 000 nouveaux cas.
Le réseau Sentinelles constate une baisse de l’épidémie en France métropolitaine sur les 5 dernières semaines et le reflux de l'épidémie est bien engagé. Il n'y a pas eu d'augmentation de l'incidence des syndromes grippaux chez les jeunes de moins de 15 ans.

Certaines régions encore très touchées

Toutes les régions métropolitaines sont encore en phase épidémique, mais la régression s'installe, à la différence des Antilles et de la Guyane où on constate une augmentation encore de l'activité grippale.
La fréquence de la grippe reste forte, surtout en Provence-Alpes-Côte d’Azur (509 cas pour 100 000 habitants), Corse (446 cas pour 100 000 habitants), Auvergne-Rhône-Alpes et Grand-Est (351 cas pour 100 000 habitants dans les 2 régions). La part des hospitalisations par rapport au total des syndromes grippaux est stable à 0,4 %.

Hospitalisations surtout chez les jeunes enfants et après 65 ans

Selon le réseau Oscour, 4496 passages aux urgences ont été colligés pour grippe ou syndrome grippal, ce qui a abouti à 500 hospitalisations (11%). Ces chiffres sont en régression par rapport à la semaine dernière. Depuis le début de l’épidémie, les passages aux urgences pour syndrome grippal concernent particulièrement les moins de 5 ans (34%) et les 15-44 ans (26%).
Les hospitalisations pour grippe concernent surtout les moins de 5 ans (23%) et les personnes de 65 ans et plus (49%). Soixante-treize cas graves ont été admis en réanimation la semaine dernière, un nombre en diminution depuis le 1er novembre (1623 cas au total). Parmi ces derniers, 214 sont décédés et la majorité avait plus de 65 ans (119) et 4 avaient moins de 5 ans.

Un nombre de décès qui sera en retrait par rapport à 2016-2017

Depuis le début de l’épidémie de grippe, le nombre de décès attribuables à la grippe (surmortalité) est estimé à 4 750 par Santé publique France. Un chiffre en nette augmentation par rapport à la semaine précédente (2 850), mais en retrait par rapport à l’année dernière où il avait été estimé à 14 400. L’excès de mortalité toutes causes confondues est estimé à 6 400 décès pendant la période de l’épidémie (+ 9%), car dans ce cas le chiffre tient compte de la surmortalité liée aux nombreuses maladies associées à la grippe chez les personnes touchées (ce chiffre était de 21 200 en 2015-2016).
Comme la semaine dernière 90% des décès concernent des personnes âgées de 65 ans et plus, même si on a pu observer un certain nombre de décès chez de très jeunes enfants, comme chaque année.

Augmentation de la part des virus de type B

Cette épidémie 2017-2018 se caractérise toujours par une nette prédominance du virus de type A avec 66% des cas (54% de A(H1N1)), mais la part des virus B est passée à 34%. Cette proportion est inverse en Europe.
Dans la mesure où le virus A(H1N1) est une souche peu connue du système immunitaire des jeunes, elle les touche plus particulièrement : l'âge moyen des malades est désormais de 24 ans et les passages à l'hôpital concernent beaucoup les moins de 5 ans (23%).

Maintien nécessaire des mesures de prévention

Le ministère de la Santé reste donc mobilisé et la campagne de prévention reste pertinente, en particulier dans les écoles, pour essayer de limiter la propagation de la grippe, et en particulier en cette période de froid et de neige.
La direction générale de la Santé (DGS) continue donc d’appeler à adopter des gestes simples, les « gestes barrières » pour limiter la transmission de la maladie. Il est donc indispensable que chacun adopte au quotidien les gestes de prévention, notamment en collectivités et dans les transports en commun où il se transmet facilement.

Les gestes de prévention de la diffusion du virus

Ces « gestes barrières » sont rappelés par des spots TV et radio d’urgence élaborés avec Santé publique France en cas d’épidémie de grippe de grande ampleur. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a été saisi afin que ces messages de prévention sanitaire soient diffusés le plus largement possible, selon le dispositif prévu par la loi audiovisuelle du 30 septembre 1986. Il existe 7 gestes barrières à adopter pour se protéger contre les virus de l’hiver :
• Geste 1 : se laver les mains
• Geste 2 : se couvrir le nez et la bouche quand on tousse ou éternue
• Geste 3 : se moucher dans un mouchoir à usage unique
• Geste 4 : éviter de se toucher le visage, en particulier le nez et la bouche
Et quand on est atteint par les virus de l’hiver :
• Geste 5 : limiter les sorties, contacter le médecin si besoin
• Geste 6 : limiter les contacts directs et indirects (via les objets)
• Geste 7 : porter un masque (notamment lorsqu’on est en contact avec des personnes fragiles)

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