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QUESTION D'ACTU

Salmonelles, Listeria

Intoxications alimentaires, les salmonelles 1ère cause de décès en France

Selon Santé publique France, les intoxications alimentaires, ou « infections d’origine alimentaires », représenteraient chaque année environ 1,5 millions de cas et entraîneraient plus de 17 000 hospitalisations et plus de 200 décès. Les principales causes d’infections sont virales, mais les Salmonelles sont la 1ère cause de décès et la 2e d'hospitalisation.

Intoxications alimentaires, les salmonelles 1ère cause de décès en France FamVeldman/epictura

  • Publié 09.01.2018 à 14h03
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  • Mise à jour le 09.01.2018 à 22h17
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L'étude a porté sur la période 2008-2013, en France métropolitaine, et est parue ce mardi dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, la revue de Santé Publique France. Elle a estimé le nombre de cas annuels d’épisodes d’intoxication alimentaire, de cas hospitalisés et de décès pour 21 agents pathogènes (10 bactéries, 3 virus, 8 parasites) transmis à l'homme par l'alimentation. Le poids des infections bactériennes d'origine digestive (Salmonella et Liseria) s'exprime surtout en termes d'hospitalisation et de décès.

Fréquence des infections à Norovirus

La transmission alimentaire de ces agents infectieux conduit à quelque 1,5 million de cas d’intoxications alimentaires (entre 1,28 et 2,23 millions), 17 000 hospitalisations (entre 15 800 et 21 200) et plus de 200 décès (entre 232 et 358), selon cette étude. Un niveau d’intoxication et de mortalité qui « reste élevé » selon les auteurs de l’étude. 
L’étude s’est également intéressée aux germes qui sont responsables de ces intoxications alimentaires. En France, la majorité des cas d’infections (plus de 70%) sont dues à des virus (norovirus essentiellement et virus de l’hépatite A et E) et les bactéries ne représentent que 18% des infections (Campylobacter et Salmonelles essentiellement) ; les parasites complètent le tableau (Tenia et Toxoplasmose).

Hospitalisations : importance des bactéries

Par contre si l’on regarde les hospitalisations pour infection d’origine alimentaire, on s’aperçoit que si les virus restent prédominants (57% avec surtout les Norovirus), le pourcentage d’implication des bactéries augmente nettement avec 33% (Campylobacter et Salmonelles).

Mortalité : prédominance des Salmonelles

Enfin, si l’on s’intéresse à la mortalité, les bactéries tiennent le haut du pavé avec 182 décès et 2 bactéries représentent l’essentiel des cas. Ce sont d’une part, les Salmonelles « non typhiques » (n = 62) et les Listeria (n = 47). La bactérie Listeria monocytogenes, qui représente moins de 0,1% des intoxications, occupe le deuxième en rang en termes de mortalité (65 décès, soit 25% du nombre total de décès), juste derrière les salmonelles (26% du total), relèvent les auteurs. 
Les virus sont responsables de 91 décès (Norovirus essentiellement mais aussi hépatite A et E) surtout chez les enfants.

Intoxication à répétition et risque de maladie inflammatoires

Selon une étude récente publiée par le Sanford Burnham Prebys Médical Disvorery Institute dans la revue Science, les infections à répétition pourraient provoquer une maladie inflammatoire chronique de l’intestin ou du colon. L’étude a duré près de huit ans. Les chercheurs ont mis au point un modèle d’intoxication alimentaire de type humain sur des souris saines.
Chaque souris a reçu une dose de bactéries de type Salmonella, responsable de la salmonellose, l’une des principales maladies infectieuse d’origine alimentaire. La dose de salmonella était très faible, et sans risque vital, mais une inflammation est apparue et a augmenté chez toutes les souris au fil de la répétition des intoxications. Les chercheurs ont pu aussi constater que même en arrêtant de provoquer ces infections, l’inflammation ne disparaissait pas. Le mal était fait. La maladie inflammatoire du colon et de l’intestin était lancée.

Prévention des intoxications alimentaires

L’affaire Lactalis montre que l’on ne peut pas toujours se prémunir contre les infections alimentaires à salmonelles mais, néanmoins, on peut réduire le risque d’infections en respectant la chaîne du froid. Les viandes doivent être cuites pendant au moins 5 à 6 minutes jusqu’à obtenir une température interne supérieure à 65°C.
Pour se protéger de la listériose, il faut bien laver les légumes, de même que les herbes aromatiques et il faut cuisiner les aliments jusqu’à obtenir une température interne également supérieure à 65°C. Les femmes enceintes doivent en plus éviter les aliments fréquemment contaminés par la Listeria tels que les fromages au lait cru, en particulier à pâte molle, la croûte des fromages en général, les poissons fumés, les coquillages crus et les charcuteries.
Les Norovirus résistent au froid ainsi qu’à la température (30 min à 60 °C) et se retrouvent dans les aliments contaminés par une personne infectée et les coquillages... qu’il faut éviter de consommer s’ils ne proviennent pas d’une zone d’élevage autorisée et contrôlée

Cette très grande fréquence des intoxications alimentaires d'origine bactériennes, avec le poids des infections à Salmonelles, est un vrai problème de santé publique à court, mais aussi à long terme.

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