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Outil OMS

Fractures de l’ostéoporose : le FRAX calcule le risque

Le calculateur en ligne FRAX a dépassé le seuil des 20 millions d’utilisations à travers le monde. Une nouvelle étude démontre qu'il permet de mieux prévoir une fracture liée à l’ostéoporose. 

Fractures de l’ostéoporose : le FRAX calcule le risque ©123RF_pejo

  • Publié 27.10.2017 à 16h40
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Accessible, gratuit, et simple. Le calculateur en ligne FRAX (Fracture Risk Assessment Tool), développé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et mis en ligne en 2008, permet de calculer le risque individuel de fracture sur une période de dix ans. Un outil précieux dans le dépistage des complications de l’ostéoporose, cette maladie du squelette qui fragilise les os et accroît le risque de fractures, surtout chez les femmes après la ménopause et lors de certaines maladies. Il est disponible dans 63 pays et est traduit dans 34 langues. 

20 millions de calculs en six ans 

Pr Eugene McCloskey, de l’université de Sheffield, aux Royaume-Uni : « Alors que les praticiens se basaient en priorité sur le calcul de la densitométrie osseuse (DMO, appelée aussi T-score), l’outil FRAX leur permet désormais de faire leur diagnostic en fonction de plusieurs facteurs de risque, adaptés à leur pays. Il faut aussi noter que les 63 pays qui ont accès à l’outil couvrent plus de 80% de la population mondiale. » Depuis juin 2011, l’outil FRAX a atteint les 20 millions de calculs en ligne. 

L’outil FRAX, plus efficace sur les femmes

Les deux outils sont complémentaires. Avec la DMO, les praticiens calculent l’écart entre la densité osseuse du patient et la densité osseuse théoriquement normale d’un adulte du même sexe. Plus le score obtenu est faible, plus le risque de fracture est élevé. A partir d’un certain seuil, le médecin peut proposer un traitement. Mais le résultat n’est pas suffisamment précis. 

Une étude récente, réalisée au Koweit et publiée dans la revue « Osteoporosis International » en août, souligne que la DMO seule n’est pas assez précise pour dépister les femmes âgées à haut risque de fracture. Ce qui peut être problématique puisque les femmes après la ménopause sont particulièrement touchées par l’ostéoporose.

L’outil FRAX, lui, permet de cibler celles qui justement, sont les plus exposées à la maladie. Une manière aussi d’éviter l’abus de traitements. 

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