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Étude sur le singe

Zika : la transmission sexuelle plus risquée pour le fœtus

Après une infection par voie sexuelle, la réplication du virus dans l’appareil génital féminin est favorisée, augmentant ainsi les risques pour le fœtus.

Zika : la transmission sexuelle plus risquée pour le fœtus Carlos Giusti/AP/SIPA

  • Publié 25.08.2017 à 16h51
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L’infection par Zika n’est en général pas dangereuse, sauf pour les femmes enceintes. Les bébés de femmes porteuses du virus ont un risque élevé de développer une microcéphalie, une malformation du cerveau qui entraîne des handicaps sévères.

Et les risques pour le fœtus pourraient être plus importants encore lorsque les mères ont contracté l’infection par voie sexuelle, en comparaison d'une transmission classique par piqûre de moustique, d’après une étude de l’université UC Davis (États-Unis), parue dans la revue PLOS Pathogens.

La réplication virale favorisée

Les chercheurs américains ont mené des expériences sur des macaques rhésus femelles, qu’ils ont infectées par voie vaginale. En suivant l’évolution de la quantité de virus dans les organes reproducteurs, ils se sont aperçus que sa réplication était bien supérieure à celle observée après une infection par une simple piqûre.

« Ces résultats suggèrent que les fœtus seraient plus à risque d’être infectés à leur tour, et de développer les complications associées à la maladie, lorsque les femmes sont contaminées par voie sexuelle », résument les auteurs.

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Longue vie dans le sperme

L’information n’est pas anodine, car les moyens de combattre la maladie se concentrent surtout sur la lutte anti-vectorielle, c’est-à-dire l’élimination des moustiques et la protection contre les piqûres. Mais peu contre la transmission sexuelle.

Pourtant, des études ont montré que le virus pouvait survivre dans le sperme six mois (au moins) après une infection. Le port du préservatif reste donc indispensable en cas de suspicion de contamination de l’un des deux partenaires, afin d’éviter de contaminer l’autre. Il l’est encore plus pour les couples dont la femme est enceinte.

Près de 50 % de risque de malformation

Mais cela devient plus embêtant pour ceux avec un désir d’enfant. Pour l’instant, aucun traitement ne permet d’éliminer le risque pour les fœtus, et le seul moyen de prévention reste le report de la grossesse.

Les malformations interviennent dans environ 10 % des cas, d’après une étude des CDC américains. Si la mère est infectée pendant le premier trimestre de sa grossesse le risque pourrait monter à 15 %. Et jusqu’à 42 % lorsqu'on prend en compte l'ensembles  des anomalies causées par le virus.

Sachant par exemple qu’en Polynésie Française, deux tiers de la population a été touchée par le virus, la prudence est de mise.

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