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QUESTION D'ACTU

Haut Conseil de la Santé Publique

Alimentation : les experts précisent les bonnes règles

Limiter l'exposition aux contaminants environnementaux : voilà l'esprit du dernier avis sur les repères alimentaires quotidiens, publié par le Haut Conseil de la Santé Publique.

Alimentation : les experts précisent les bonnes règles Rawpixel/epictura

  • Publié 28.03.2017 à 18h41
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Pesticides, métaux lourds, perturbateurs endocriniens… Notre alimentation quotidienne est loin d’être épargnée par les contaminants. Comment limiter les risques pour la santé ? Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) répond à cette interrogation avec un avis détaillé, paru ce 27 mars.
Dans un tableau complet, il oriente les consommateurs tout en respectant les recommandations nationales. Le message est clair. Le lien entre certains aliments et des pathologies chroniques est avéré. Il est donc nécessaire de varier les produits.

Limiter les fruits séchés

Cinq fruits et légumes par jour. Les Français connaissent bien ce refrain. Le principe est maintenu. Mais le HCSP entre dans le détail : mieux vaut privilégier les produits issus d’une agriculture qui limite l’utilisation de pesticides. Par ailleurs, toutes les préparations ne se valent pas.
Ainsi, la dose de jus de fruits ne doit pas dépasser un verre par jour – même s’ils sont fraîchement pressés – et les fruits au sirop sont meilleurs s'ils sont consommés sans le sirop, très riche en sucre. Les fruits séchés, eux, doivent être en quantité limitée et réservés aux repas.

Mais le HCSP le rappelle : l’essentiel est de consommer des fruits et légumes. Et ce, même s’ils sont surgelés ou en conserve.

Pas de privilège pour le bio

Lentilles, pois chiches et autres légumineuses sont intégrés à une catégorie séparée. De fait, ils devraient être consommés deux fois par semaine, au minimum. Mais là aussi, les modes de culture qui limitent l’usage de pesticides sont à privilégier. Sans pour autant privilégier le bio : « Il ne permet pas d’éliminer totalement certains contaminants », comme les métaux lourds, précise le Haut Conseil. Le bio est donc un plus, plutôt qu’une règle.

Le HCSP pense même aux végétariens et consommateurs qui souhaiteraient limiter leurs apports en viandes : les légumineuses peuvent servir de substitut.

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Eviter la charcuterie

Côté protéines animales, la règle est simple : les volailles et viandes blanches ont la priorité. 500 grammes de viande rouge, c’est la limite maximale par semaine. Les charcuteries, dans une catégorie séparée, sont à consommer en quantité limitée, avec un plafond de 150 grammes par semaine, soit l'équivalent de 2 à 3 tranches de jambon.

Les poissons, eux, sont conseillés à hauteur de 2 repas par semaine, dont au moins un poisson gras. Mais il est important de varier les espèces et les origines, afin de limiter les expositions à certains contaminants, dont les métaux lourds.

Nuance au rayon desserts

Au rayon céréales, le HCSP est clair : les produits peu raffinés ou complets sont à préférer. Et les céréales destinées au petit-déjeuner, souvent riches en sucre, ne figurent pas dans cette catégorie. Elles sont considérées comme des produits sucrés, qui sont consommables à titre exceptionnel.

Là encore, pas d’exception pour le bio. « Un produit gras et/ou sucré, même bio, reste un produit gras et/ou sucré », résume le Haut Conseil. Les céréales, elles, doivent être incluses dans un repas quotidien. Les possibilités sont larges, puisque cela inclut le riz, les pâtes ou d’autres préparations peu raffinées.

La nuance est aussi de mise du côté des produits laitiers, recommandés deux fois par jour. La dose évolue selon les produits : 150 ml de lait, 125 grammes de yaourt, 30 grammes de fromage. Et les desserts dits lactés (crèmes dessert, mousse au chocolat, riz au lait…) ne comptent pas dans ce classement. Là encore, ils font partie des produits sucrés.

Prendre le temps de manger

Le HCSP invite clairement les Français à cuisiner leurs plats et leurs desserts plutôt qu’à les acheter tout prêts. De fait, une préparation maison permet de réduire les apports en sucre, sel, matières grasses mais aussi en conservateurs et autres produits à l’intérêt nutritionnel discutable.

Parmi les grandes règles fixées par le Haut Conseil : prendre le temps de manger, acheter des produits locaux et de saison, mais aussi et surtout éviter les régimes restrictifs. L’avis tient aussi compte des dernières évolutions : il conseille ainsi d’éviter les produits grillés, au barbecue par exemple.

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