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QUESTION D'ACTU

200 cas par semaine

Zika : l'épidémie s'essouffle au Brésil

Alors qu'au plus haut de l'épidémie, plus de 16 000 cas de Zika étaient recensés chaque semaine au Brésil, ils sont aujourd'hui environ 200. 

Zika : l'épidémie s'essouffle au Brésil Agência Brasília/Flickr

  • Publié 30.06.2016 à 12h00
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A quelques semaines des Jeux Olympiques de Rio, le Brésil souffle enfin. L’épidémie de Zika commence en effet à marquer le pas. La baisse des températures – plus fraîches que d’habitude –, couplée à la lutte contre les moustiques, a permis de réduire d’au moins 90 % le nombre d’infections par rapport au pic de février, rapporte Reuters.

Au plus fort de l’épidémie, les autorités brésiliennes ont recensé plus de 16 000 cas par semaine, dont plus de 3 500 dans la région de Rio. Aujourd’hui, les infections par le virus Zika ont chuté à 200 par semaine. Une même tendance est observée pour les infections par la dengue et le chikungunya, virus transmis par le même moustique que Zika. Le nombre de cas réel pourrait toutefois être plus important puisque 80 % des infections par le virus Zika sont asymptomatiques.


La lutte contre le moustique continue

Reste que l’essoufflement de l’épidémie est une bonne nouvelle pour le Brésil. Le ministre de la santé brésilien et les organisateurs des Jeux Olympiques assurent que Rio sera sans danger pour les 500 000 visiteurs attendus et les sportifs. Une position soutenue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui estime à 3 pour 100 000 personnes la probabilité d’être infecté durant les JO.

Cependant, la lutte contre le virus Zika est loin d’être finie. Si les températures augmentent brusquement, les moustiques seront à nouveau actifs et propageront le virus. Le gouvernement brésilien reste donc sur ses gardes et a indiqué poursuivre les mesures de lutte anti-vectorielle pour réduire au maximum la population de moustiques.


Inquiétude autour des femmes enceintes

En outre, la trêve ne signifie pas que les dangers liés au virus Zika ont disparu. Tous les regards sont encore tournés vers les femmes enceintes, premières victimes de ce virus. Microcéphalies, séquelles neurologiques, fausses-couches… Les complications de l’infection sont multiples et encore mal comprises.

Dès lors, les autorités internationales recommandent toujours aux femmes enceintes qui doivent se rendre dans les zones à risques de reporter leur voyage. Si cela est impossible, le port de vêtements longs et l’utilisation d’insecticides est indispensable. Elles rappellent que Zika peut se transmettre lors d’un rapport sexuel. Ainsi, par précaution, les partenaires sexuels de femmes enceintes vivant ou revenant de zones de circulation du virus devraient également s’abstenir de tout rapport sexuel tout au long de la grossesse.

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