Pneumocoque : un vaccin pour réduire le risque de méningite et de pneumonie
Publié le 12.11.2017
Pneumocoque : un vaccin pour réduire le risque de méningite et de pneumonie

Le pneumocoque est une bactérie que l’on retrouve naturellement chez l’Homme mais qui peut déclencher des infections graves chez les jeunes enfants et les personnes fragiles. Pour les éviter, la vaccination constitue la meilleure arme.

Pneumocoque et vaccination : EN PRATIQUE

Quelles sont les recommandations générales ?

Pour tous les nourrissons, le schéma de vaccination contre le pneumocoque est une dose de Prevenar 13Ò a? 2 mois, une autre à 4 mois et un rappel a? 11 mois.
Si la vaccination n’a pas été réalisée à temps, il est conseillé de la rattraper jusque l’âge de 2 ans, à raison de deux doses de Prevenar 13Ò espacées de deux mois d’intervalle avec un rappel un an plus tard pour les enfants âgés de 7 à 11 mois.

Pour qui la vaccination contre le pneumocoque est recommandée ?

En dehors des recommandations générales, il existe des situations pour lesquelles la vaccination contre le pneumocoque doit être proposée. Il s’agit de recommandations spécifiques.
Elles concernent toutes les personnes ayant un risque élevé d’infection invasive à pneumocoque : les immunodéprimés, et les non-immunodéprimés atteints de maladies particulières.
• Pour les immunodéprimés, sont concernées les personnes :
-  Chez lesquelles la rate a été enlevée (« asple?niques ») ou ne fonctionne pas bien (« hyposple?niques »).
-  Atteintes de de?ficits immunitaires he?re?ditaires.
-  Infecte?es par le virus du SIDA (VIH).
-  Sous chimiothe?rapie.
-  Transplante?es ou en attente de transplantation.
-  Greffées de cellules souches he?matopoïe?tiques.
-  Traite?es par immunosuppresseur, biothe?rapie et/ou corticothe?rapie pour une maladie auto-immune ou inflammatoire chronique.
-  Atteintes de syndrome ne?phrotique.
• Pour les non-immunodéprimés atteints de maladies particulières, sont concernées les personnes ayant :
-  Une maladie congénitale du cœur, ou une insuffisance cardiaque.
-  Une maladie chronique des poumons (insuffisance respiratoire chronique, bronchopneumopathie obstructive, emphyse?me).
-  Un asthme se?ve?re sous traitement continu.
-  Une insuffisance re?nale.
-  Une maladie du foie chronique d’origine alcoolique ou non.
-  Un diabe?te non e?quilibre? par des mesures hygiéno-diététiques.
-  Une bre?che osseuse au niveau du crâne.
-  Un implant dans la cochlée ou étant candidates a? une implantation cochle?aire.

Quelles sont les recommandations spécifiques ?

Les recommandations spécifiques sont établies en fonction de l’âge des personnes concernées. Chaque classe d’âge possède son propre schéma vaccinal.
Pour les pre?mature?s et les nourrissons âgés de moins de 2 ans : en plus des doses de Prevenar 13Ò a? 2 mois, 4 mois et du rappel à 11 mois, s’ajoute une dose à 3 mois.
Pour les enfants âge?s de 2 à 5 ans :
-  si les vaccinations ne sont pas à jour, injecter deux doses de Prevenar 13Ò espacées de deux mois d’intervalle, puis attendre deux mois pour injecter une dose de Pneumo 23Ò.
-  si les vaccinations sont à jour, réaliser uniquement une injection de Pneumo 23Ò.
Pour les enfants âgés de plus de 5 ans et les adultes du groupe « immunodéprimés » :
-  si les vaccinations ne sont pas à jour, injecter une dose de Prevenar 13Ò puis attendre 8 semaines pour injecter une dose de Pneumo 23Ò.
-  si la vaccination Pneumo 23Ò date de plus de 3 ans, injecter une dose de Prevenar 13Ò puis attendre 8 semaines pour injecter une dose de Pneumo 23Ò.
Pour les enfants âgés de plus de 5 ans et les adultes du groupe « non-immunodéprimés atteints de maladies particulières » :
-  injecter une dose de Pneumo 23Ò.

Quelle est l’efficacité du vaccin ?

L’efficacité du Pneumo 23Ò est entre 50 et 70 % pour éviter les infections sévères dans la population générale. Elle est beaucoup plus faible pour les immunode?prime?s. Les anticorps détectables persistent environ cinq ans chez l’adulte.
A ce jour, il n’existe pas d’étude ayant étudiée l’efficacité du Prevenar 13Ò. Néanmoins, on sait qu’il est plus immunogène que le vaccin à 23 valences, c’est-à-dire qu’il permet de créer une meilleure protection sur le long terme contre le pneumocoque. Lorsque la bactérie entrera en contact avec l’organisme, les cellules immunitaires la repèreront plus vite et la neutraliseront instantanément.

Le vaccin est-il bien toléré ?

Les deux vaccins disponibles en France sont, de manière générale, bien tolérés par les enfants et les adultes.
Plus de la moitié des personnes vaccinées présenteront des manifestation cutanées avec au point d’injection, une douleur, une rougeur et une voussure. De petites augmentations de la température corporelle (38°C) peuvent être remarquées quelques jours après. Dans de très rares cas, moins de 1 % des personnes, il est possible d’avoir des douleurs musculaires. Enfin, les réactions allergiques aux composants du vaccin sont quasi inexistantes.
Il est conseillé de combiner plusieurs vaccins en même temps pour améliorer la tolérance de chacun et diminuer la survenue d’effets indésirables.

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