Pneumocoque : un vaccin pour réduire le risque de méningite et de pneumonie

Publié le 20.03.2017
Pneumocoque : un vaccin pour réduire le risque de méningite et de pneumonie

Le pneumocoque est une bactérie que l’on retrouve naturellement chez l’Homme mais qui peut déclencher des infections graves chez les jeunes enfants et les personnes fragiles. Pour les éviter, la vaccination constitue la meilleure arme.

Pneumocoque et vaccination : COMPRENDRE

Des mots pour les maux
L’éthymologie du mot pneumocoque vient du grec « pneuma » (le souffle, la respiration) et « kokkos » (le grain, le pépin). Son nom provient de sa forme qui ressemble à deux grains de raisins accolés au microscope.
On dit qu’un vaccin est « inactivé » lorsqu’il ne contient que des fragments inertes de bactéries ou de virus.

Qu’est ce que le pneumocoque ?

Le pneumocoque est une bactérie qui appartient à la famille des Streptocoques. Parmi les streptocoques, il existe des bactéries dangereuses pour l’Homme (« bactéries pathogènes »), c’est-à-dire responsables de maladies  mais également des bactéries présentes naturellement dans notre corps sans provoquer d’infection qui font partie de notre « flore bactérienne commensale ».
Le pneumocoque est habituellement retrouvé dans le nez et dans la gorge des adultes mais surtout des enfants. Environ 1 personne sur 5 est colonisée. Lorsqu’il reste dans ses sites habituels, le pneumocoque n’est pas dangereux pour l’Homme. On dit dans ce cas là, que la personne est un « porteur sain ».
Mais lorsque cette bactérie migre dans d’autres organes ou est transmise à une personne vulnérable, elle peut provoquer des infections graves : « les infections invasives à pneumocoque ». Ces infections touchent principalement les poumons, le cerveau, et le sang. Le seul moyen de les éviter est de se faire vacciner contre le pneumocoque.

Quelles sont les particularités du pneumocoque ?

La particularité majeure du pneumocoque est la membrane résistante qui le protège et que l’on appelle la « capsule ». Cette capsule permet à la bactérie d’éviter de se faire détruire par certaines cellules des défenses immunitaires.
A la surface de cette capsule, sont exprimés des « antigènes », des molécules particulières et parfois spécifiques. Il existe plus d’une centaine d’antigènes différents de pneumocoque répertoriés que l’on classe par un chiffre parfois suivi d’une lettre, ce sont les « sérotypes ».
Par conséquent, pour une même bactérie, il existe plus d’une centaine de formes différentes plus ou moins fréquentes et plus ou moins agressives pour l’Homme. Ces « sérotypes » sont utilisés pour la fabrication des vaccins……

Comment attrape-t-on le pneumocoque ?

Le nez et la gorge, habitats habituels du pneumocoque chez l’Homme, sont des endroits stratégiques pour la propagation du pneumocoque. En effet, on trouve la bactérie en quantité importante dans les sécrétions nasales et dans la salive.
Il suffit d’un contact direct et étroit avec un porteur sain ou tout simplement d’une toux ou d’un éternuement pour que le pneumocoque soit transmis. De plus, tout objet souillé par des secrétions constitue un vecteur potentiel de transmission.
Dans certains cas, notamment chez des personnes à risque comme les enfants ou des personnes fragilisées, le pneumocoque peut se développer dans une partie du corps où il n’est habituellement pas et déclencher des infections. Par exemple, les personnes immunodéprimées, dont les défenses immunitaires sont affaiblies à cause d’une maladie ou d’un traitement particulier.

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