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Douleur : mieux traiter la douleur physique et la douleur psychique

Douleur : mieux traiter la douleur physique et la douleur psychique

Douleur : mieux traiter la douleur physique et la douleur psychique
© 123RF-Katarzyna Biasiewicz
Publié le 14.10.2019

Douleur (général) : DIAGNOSTIC

Comment faire le diagnostic devant une douleur aiguë ou chronique ?

Toute douleur aiguë doit déboucher sur un diagnostic, qu’elle soit articulaire, musculaire, thoracique, abdominale ou qu’elle touche les membres, la tête et le cou.

Certaines de ces douleurs aiguës peuvent également être des urgences chirurgicales, ce qui impose une démarche diagnostique accélérée. Le diagnostic n’est parfois avéré dans ce cas que lors de l’intervention chirurgicale.

Les douleurs chroniques et les douleurs cancéreuses sont parfois difficiles à parfaitement comprendre. L’enquête diagnostique soigneuse et l’imagerie moderne permet néanmoins de trouver une cause dans la plupart des cas.

Dans les douleurs neurogènes, la cause originelle de la douleur a le plus souvent disparu depuis longtemps et il ne sert à rien de multiplier les examens. La stratégie va se concentrer avant tout sur le soulagement de la douleur à l’aide de combinaison de diverses molécules et techniques. Les nouvelles techniques d’imagerie fonctionnelle (IRM-f) apporteront vraisemblablement une aide dans l’évaluation quantitative et qualitative (il y a souvent plusieurs composantes dans la douleur chronique) de la réponse au traitement.

Comment évaluer la douleur ?

La douleur étant une sensation éminemment subjective, les médecins se sont attachés à développer des moyens d’évaluation les plus objectifs possibles pour essayer d’adapter les traitements disponibles au mieux des besoins des malades.

Ces outils d’évaluation reposent essentiellement sur des questionnaires ou des échelles de la douleur, pour mesurer l’intensité de la douleur et son impact sur la qualité de vie des patients.

Pour les adultes, l’échelle la plus souvent utilisée est l’échelle numérique, graduée de 0 pour « absence de douleur », à 10 pour « douleur maximale imaginable », ainsi que l’échelle visuelle analogique de la douleur, qui est une règle graduée permettant au malade d’indiquer le niveau de la douleur et au médecin de la mesurer.

Pour les enfants, les médecins utilisent une échelle PFS (Pain Face Scale) à 6 gradations avec 6 visages dont l’expression passe de « sourire » à « visage tordu par la douleur ».

A-t-on une preuve objective de l’existence de la douleur ?

Les techniques d’imagerie cérébrale, et notamment l’IRM fonctionnelle (IRM-f), ont permis de mettre en évidence une réaction objective du cerveau en cas de perception d’une douleur. Grâce à l’imagerie, il est même possible de quantifier la douleur ressentie au niveau cérébral. L’imagerie permet, par ailleurs, de traduire en images les liens étroits entre douleur et émotion.

Avec ces nouvelles techniques qui objectivent les voies neurologiques et les médiateurs impliqués dans différentes douleurs, la recherche va pouvoir avancer à grand pas pour développer des stratégies thérapeutiques ciblant plus spécifiquement chaque type de douleur.

Quand faut-il consulter en urgence pour une douleur ?

Une douleur aiguë est potentiellement grave dès qu'un seul des critères suivants est présent :

• Elle survient à la suite d’un traumatisme.

• Elle s’inscrit dans un contexte d’immunodépression ou de grossesse.

• Elle est brutale et d’emblée intense, puis elle dure de façon continue plus de trois heures.

• Elle s'accompagne de signes associés intenses (fièvre, vomissements, ballonnement, contracture des muscles, diarrhée...).

• Elle s'accompagne d’une altération rapide de l’état général : pouls faible voire filant, baisse ou chute de la pression artérielle, fièvre.

Dans ce cas, il faut consulter très vite aux urgences et le mieux est d’appeler le SAMU.

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