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Début 2013

Pilules de 3e et 4e générations : les alertes sanitaires à l'origine de 4 % des IVG

Selon une étude, les demandes d’IVG de femmes déclarant avoir interrompu leur contraception par peur des informations véhiculées dans les médias ont représenté 4 % des IVG début 2013.

Pilules de 3e et 4e générations : les alertes sanitaires à l'origine de 4 % des IVG DURAND FLORENCE/SIPA

  • Publié 02.10.2014 à 16h23
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La fin de l’année 2012 a été marquée par des alertes médiatiques sur les risques de certaines pilules contraceptives de nouvelles générations et des plaintes de patientes contre les laboratoires les commercialisant ces pilules (affaire Marion Larat). Résultat, le paysage contraceptif français s'est nettement modifié.
Ainsi, depuis ce débat médiatique, près d’une femme sur cinq déclare avoir changé de méthode, l’usage de la pilule reculant de 50 à 41 % entre 2010 et 2013, au profit d’autres approches comme le stérilet (+1,9 %), le préservatif (+3,2 %) et des méthodes de type calcul des dates entre deux rapports ou retrait (+3,4 %). Partant de ce constat, une équipe de chercheurs franciliens a enquêté sur le retentissement des alertes médiatiques sur la pilule. Leur but, mesurer l'impact de ces annonces sur le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG).


Des messages d'alerte qui ont fait peur

C'est ainsi qu'ils ont mené une étude prospective évaluant le nombre de femmes ayant demandé une IVG et qui déclaraient spontanément que cet échec de contraception était survenu suite à un arrêt de leur contraception orale parce qu’elles avaient eu peur des informations véhiculées dans les médias. 
Onze centres sur 16 ont répondu à l’enquête totalisant 2 300 IVG sur cette période dont 98 (4,2 %) pour des grossesses survenues suite à un arrêt de contraception que les femmes déclaraient comme une conséquence des alertes médiatiques (entre le 18/02/2013 et le 30/04/2013).
Autre donnée, l’âge moyen de ces femmes était de 26 ans. Par ailleurs, ces grossesses avaient débuté dans 4 cas (6 %) en décembre 2012, soit 3 mois après le début de l’alerte, dans 11 cas (16 %) en janvier, dans 24 cas (36 %) en février et dans 18 cas (27 %) en mars 2013, soit 4 à 6 mois après.
Enfin, les contraceptifs oraux interrompues par « peur » des informations véhiculées dans les médias étaient de 2e génération dans 7 cas (10 %), de 3e génération dans 17 cas (25 %), de 4e génération dans 32 cas (48 %) ou microprogestative dans 2 cas (3 %).

IVG : le chiffre stable depuis dix ans
Pour rappel, le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) en France métropolitaine est stable deouis dix ans. C'est ce que révélait récemment le dernier rapport de la Drees (1) sur le sujet publié fin juin. Avec des fluctuations à la hausse ou à la baisse sur des périodes de quelques années, notamment une très légère baisse en 2011 et 2012.
Résultat, environ 209 000 IVG ont été réalisées en France métropolitaine, en 2011, et 207 000 en 2012. Et près de 219 200 IVG ont été réalisés sur l'ensemble du territoire (DOM-TOM inclus).  

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