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Exposition in utero

Grossesse : le bisphénol A accroît le risque de dépression chez les garçons

Selon une étude américaine, les garçons exposés in utero au bisphénol A auraient davantage de risques de développer des symptômes d'anxiété dix ans plus tard.

Grossesse : le bisphénol A accroît le risque de dépression chez les garçons Dubova/epictura

  • Publié 22.08.2016 à 17h16
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Il y a plus d’un an que le bisphénol A (BPA) est interdit en France dans les contenants alimentaires et les tickets de caisse. Or, certains emballages, notamment en métal, en contiendraient encore. C’est ce qu’a révélé une enquête menée par l’Association Santé Environnement France (ASEF), publiée en avril dernier. Des résultats d’autant plus inquiétants que la liste des effets nocifs du BPA s’allonge encore.
 Déjà associé à l’obésité, à une altération du QI chez l’enfant, cette fois-ci, le BPA est accusé de favoriser la dépression chez les garçons.

C’est en tout cas ce que suggère une étude menée par des chercheurs américains de l’université Columbia (New York), publiée dans la revue Environmental Research. Ils ont suivi 241 femmes enceintes non fumeuses et leurs enfants. Pour mesurer la quantité de bisphénol A absorbée, les scientifiques ont recueilli un échantillon d'urine des mères au cours de leur troisième trimestre de grossesse.Trois prélèvements ont été effectués chez les enfants lorsqu'ils ont atteint l'âge de 3, 5 et 10-12 ans. A l'issue de la période, ils ont passé des tests psychologiques pour évaluer d'éventuelles signes de dépression et d'anxiété.

Le cerveau masculin plus sensible au BPA

Et les résultats sont sans appel. Ils montrent que les garçons présentant les plus hauts niveaux d'exposition prénatale au BPA sont ceux qui manifestaient le plus de symptômes de dépression et d'anxiété, comparés aux garçons moins exposés au produit chimique. En revanche, aucune de ces associations n'est retrouvée chez les filles. D'après l'équipe américaine, « le cerveau masculin serait plus sensible au cours du développement prénatal ».

Les scientifiques ajoutent que « ces risques d'anxiété et de dépression sont particulièrement inquiétants car ils peuvent interférer avec la capacité de l'enfant à se concentrer, à socialiser et à réussir à l'école ». 

Pour éviter le contact avec la substance, les chercheurs préconisent, par exemple, d'éviter les contenants en plastique portant les chiffres 3 et 7, de remplacer les conserves par des produits surgelés ou frais et, si possible, de choisir les bocaux en verre, porcelaine, ou acier inoxydable, particulièrement pour la nourriture chaude et des liquides.

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