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Douleur

Fibromyalgie : des connexions cérébrales différentes chez les malades

Certaines connexions neuronales seraient plus nombreuses dans le cerveau des malades souffrant de fibromyalgie. Des différences qui pourraient expliquer en partie les douleurs ressenties. 

Fibromyalgie : des connexions cérébrales différentes chez les malades OJO Images/Rex Featur/REX/SIPA

  • Publié 24.02.2015 à 17h31
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Une nouvelle étude montre que, chez les malades souffrant de fibromyalgie, deux régions cérébrales sont plus connectées que chez les sujets sains. Il s'agit du cortex cérébral S1, et de la partie antérieure de l’insula: deux zones impliquées dans la sensibilité.

 

Une hyper-connectivité dans les circuits neuronaux de la douleur

Les chercheurs  de l’Université de Harvard (USA) ont soumis 35 patients à un stimulus douloureux (une pression) et évalué la douleur ressentie. Dans le même temps une méthode d’imagerie par résonance magnétique (IRM) permettait d’analyser l'activité des différentes zones de leur cerveau.

Les résultats ont mis en évidence une activité plus importante dans les connexions qui existent entre le cortex S1 et la partie antérieure de l’insula, dans le cerveau des patients atteints de fibromyalgie par comparaison aux 14 sujets témoins.

 

Cet hyperfonctionnement correspond à une augmentation de la connectivité, c’est-à-dire à un plus grand nombre de neurones impliqués dans les interactions entre ces deux zones clés du cerveau. De plus, l’importance de la connectivité apparaît être proportionnelle au niveau de la douleur ressentie par les malades en réponse à un stimuli douloureux, pourtant d'intensité identique chez tous les sujets de l'étude.

 

La partie antérieure de l’insula est une zone impliquée dans la perception consciente de la douleur et, en particulier, dans l’intensité et le type de perception avec lesquels une douleur est ressentie. Cette étude suggère donc également que la douleur réellement perçue par le malade peut être mesurée en IRM fonctionnelle.


De nouvelles perspectives de traitement

Cette étude ouvre des perspectives pour rechercher quels médicaments pourraient le mieux interférer avec cette hyper-connectivité douloureuse. Par ailleurs, le cerveau conserve à tout âge, une certaine « plasticité » c'est à dire une capacité à modifier l’organisation des circuits neuronaux.  Certaines techniques psychothérapeutiques ou rééducatives sont dans ce cadre particulièrement efficaces.

Du fait de la proportionnalité entre douleur ressentie et hyperactivité mesurée des connexions entre cortex S1 et partie antérieure de l’insula, l’étude ouvre la voie à la mesure et à la comparaison objective de l’efficacité des différentes techniques cognitivo-comportementales, à même de corriger ces anomalies de connexion.

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