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QUESTION D'ACTU

Etude sur 1000 personnes

Plutôt mourir que prendre des médicaments

Certains seraient capables de troquer quelques années de vie ou une grosse quantité d'argent pour éviter de prendre des médicaments quotidiennement, selon une étude.

Plutôt mourir que prendre des médicaments ISOPIX/SIPA

  • Publié 04.02.2015 à 12h43
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Prendre quotidiennement des médicaments est une perspective peu réjouissante. Tant et si bien que certaines  personnes préfèrent encore vivre un peu moins longtemps, plutôt que suivre un tel traitement, selon une étude publiée dans Circulation: Cardiovascular Quality and Outcomes, une revue de l’American Heart Association.

Les chercheurs de l’Université de Californie et de Caroline du Nord ont interrogé 1000 personnes âgées d’une cinquantaine d’années en moyenne. A travers un questionnaire sur Internet, les sondés devaient préciser combien de temps de vie, et combien d’argent, ils étaient prêts à donner pour éviter d’avaler tous les jours des médicaments contre les maladies cardiovasculaires.

Un tiers, prêts à vivre moins longtemps
Or, il s’avère que les patients sont capables de nombreux sacrifices. Plus de 8% des participants se sont dits prêts à donner deux ans de vie, et 21% entre une semaine et un an, en échange d’un quotidien sans médicament. Soit, en tout, près d’un tiers des participants. Les 70% restants préfèrent suivre un traitement journalier plutôt que troquer un bout de leur existence.

En outre, certains sondés aiment mieux vivre dangereusement. Ainsi, 13% des sondés accepteraient de prendre le risque mortel de faire un infarctus en échange d’une vie sans médicament. L’étude montre également que certains paieraient très cher pour se libérer du poids d’un traitement quotidien. 21% des sondés dépenseraient 1000$ ou plus pour éviter de prendre un médicament quotidien jusqu’à la fin de leur vie. En revanche, 43% ne débourseraient pas un sou.

Une explication de la non-observance
« A travers ces travaux, nous tentons de comprendre à quel point l’acte de prendre un médicament – se le procurer, s’en souvenir, l’avaler – interfère avec la qualité de vie des patients », expliquent les auteurs de l’étude. Ces données pourraient également expliquer, dans une certaine mesure, le phénomène de non-observance des traitements par les patients – un grand gâchis, évalué à au moins 9 milliards d'euros par an en France.

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