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Au Royaume-Uni

Asthme : une personne sur trois diagnostiquée à tort

Plus d’un million de Britanniques sont diagnostiqués asthmatiques, mais n’en présentent pas les signes. Les autorités sanitaires alertent les médecins sur ces sur-diagnostics.

Asthme : une personne sur trois diagnostiquée à tort Le spiromètre doit être la référence dans le diagnostic de l'asthme (ELI LUCERO/AP/SIPA)

  • Publié 29.01.2015 à 12h36
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Un asthme sur trois serait diagnostiqué à tort au Royaume-Uni. Un million de personnes seraient donc traitées inutilement. C’est ce qu’affirme l’Institut chargé de l’excellence des soins et du système de santé (NICE). Il émet de nouvelles recommandations à destination des professionnels de santé.

 

Un diagnostic plus précis

« Le diagnostic précis de l’asthme a toujours été un problème de taille, ce qui signifie que certains patients ont pu être diagnostiqués à tort, d’autres non diagnostiqués », explique le Pr Mark Baker, Directeur de la pratique clinique au NICE. Cet équivalent britannique de la Haute Autorité de Santé (HAS) élabore de nouvelles recommandations concernant le diagnostic et le suivi des patients asthmatiques d’au moins 5 ans. L’objectif : clarifier la situation et détailler les méthodes de diagnostic les plus efficaces. Car si de nombreux patients sont diagnostiqués à tort, au moins autant passent entre les mailles du filet. Selon les chiffres de l’association Asthma UK, trois personnes meurent chaque jour à cause d’un asthme mal contrôlé.

 

10 % d’asthmes professionnels

« Actuellement, il n’y a aucun test de référence pour diagnostiquer l’asthme, et il est principalement diagnostiqué grâce au passé médical relevé par un professionnel expérimenté », souligne le NICE. Si les médecins ne s’appuient pas sur un ensemble de signes cliniques, la marge d’erreur est forte. L’Institut rappelle donc que des outils de mesure respiratoire sont disponibles. L’appareil de référence est le spiromètre, qui mesure la quantité d’air expiré et la vitesse d’expiration.

 

En cas de doute, d’autres tests plus précis permettent de confirmer ou d’infirmer le diagnostic. Ils mesurent par exemple le niveau d’oxyde nitrique exhalé. Les asthmatiques expirent de hauts niveaux de ce gaz. Le test de réversibilité doit aussi être privilégié. Il s’agit d’une seconde spirométrie, réalisée 15 minutes après l’inhalation de broncho-dilateurs. Si le résultat s’améliore, l’asthme est avéré.

Le NICE recommande aussi de prêter une attention particulière aux cas d’asthme professionnel. En effet, dans un cas sur 10, la maladie peut être causée par une exposition à des produits chimiques ou des poussières sur le lieu de travail.

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