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Patients et professionnels

Asthme : l’inhalateur est mal utilisé dans 9 cas sur 10

Médecins, pharmaciens et patients ne savent pas utiliser correctement les inhalateurs ou les auto-injecteurs d’épinéphrine. Un mauvais usage qui nuit à l’efficacité des traitements.

Asthme : l’inhalateur est mal utilisé dans 9 cas sur 10 Nigel R. Barklie / Rex /REX/SIPA

  • Publié 22.12.2014 à 11h50
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Pendant une crise d’asthme, le bon usage de son inhalateur peut être salvateur… mais peu d’asthmatiques savent bien s’en servir. 92 % d’entre eux manquent au moins une étape dans l’utilisation de ces appareils, selon une étude de l’université du Texas (Etats-Unis). Les résultats, parus dans la revue Annals of Allergy, Asthma & Immunology, soulignent que les professionnels de santé commettent aussi des erreurs.

 

Allergie : 84 % d’échecs

Dans le cadre des recherches, l’équipe américaine a recruté 102 patients allergiques possédant un auto-injecteur d’épinéphrine et 44 patients asthmatiques équipés d’inhalateurs-doseurs. Tous ont montré comment ils utilisaient leurs appareils.

Un patient allergique sur dix avait déjà eu recours à une auto-injection… mais la majorité du groupe a commis des erreurs lors de la démonstration. Ils n’étaient que 16 % à reproduire correctement l’ensemble des étapes, tandis que 56 % ont commis au moins trois erreurs. Les participants échouaient le plus souvent à mettre en place le dispositif dans les 10 secondes suivant le début du choc anaphylactique, mais aussi à appuyer suffisamment fort pour permettre l’injection d’adrénaline.

 

Asthme : 7 % de réussite

Les asthmatiques ne font pas mieux, alors que les inhalateurs sont plus simples d’utilisation. 7 % des participants seulement ont réussi toutes les étapes d’auto-administration. Parmi les autres, 63 % ont raté trois étapes ou plus. La plupart du temps, les patients oubliaient de vider leurs poumons avant d’inhaler le broncho-dilateur. L’avertisseur sonore, qui signale un mauvais usage, n’était souvent pas pris en compte, et de nombreux patients oubliaient d’agiter l’appareil avant de prendre une seconde bouffée.

 

« Malgré la révision des appareils pour promouvoir un usage facile, la plupart des patients continuent de commettre au moins une erreur avec l’auto-injecteur », concluent les chercheurs. « Par ailleurs, de nombreux patients commettent plusieurs erreurs et ne tireraient pas d’intérêt de l’auto-administration comme traitement salvateur si le besoin s’en ressentait. »

 

Selon les auteurs de l’étude, ces résultats suggèrent que les patients n’ont pas été correctement entraînés, ou qu’ils ont oublié les instructions avec le temps. En effet, plus le délai entre la prescription des appareils et la démonstration était long, plus les patients commettaient d’erreur. « Les professionnels de santé manquent aussi de connaissance sur la technique correcte d’auto-injection », signale l’équipe. « Ce manque de certitude sur le mode d’administration est une barrière majeure au recours au médicament. »

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