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QUESTION D'ACTU

Etude sur 7 000 bébés

Les grands prématurés vivent en meilleure santé

La prise en charge des grands prématurés a augmenté leur survie et leur qualité de vie à court terme en 15 ans. C’est le résultat publié par des chercheurs français de l'Inserm sur 7 000 nourrissons.

Les grands prématurés vivent en meilleure santé Rafael Ben-Ari/Cham/NEWSCOM/SIPA

  • Publié 29.01.2015 à 15h51
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 L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) s'est penché en 2011 sur 7 000 enfants nés avant terme, principalement des grands prématurés. Les premiers résultats, parus dans le JAMA Pediatrics, soulignent la meilleure survie à court terme de ces grands prématurés, et dans un meilleur état de santé, par rapport à la situation d'il y a 15 ans.

 

Une survie en meilleure santé

Les naissances avant terme restent très rares, nous apprend cette étude de l’Inserm : seuls 3 % surviennent avant la 34e semaine de grossesse. Les accouchements avant la 27e semaine, eux, sont extrêmement marginaux.

Dans l’immense majorité des cas (80-85 %), la survie des grands prématurés s’est améliorée en quantité et en qualité. Chez les prématurés nés entre 25 et 29 semaines, « pour sept enfants pris en charge en 2011, dans les services de réanimation néonatale, un de plus va survivre sans pathologie sévère par rapport à 1997 », résume Pierre-Yves Ancel, épidémiologiste et coordonateur de l’étude EPIPAGE 2. La survie en bonne santé s’est aussi améliorée, mais dans une moindre mesure, chez les prématurés nés entre 30 et 31 semaines.

 

Une prise en charge améliorée

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer ce meilleur taux survie des prématurés. De manière générale, les femmes enceintes à haut risque sont mieux dirigées vers les maternités adéquates. « Les enfants naissent plus souvent dans une maternité de type 3 où il y a un service de réanimation, et les mamans ont plus souvent reçu des corticoïdes (pour accélérer la maturation du poumon, ndlr) », explique François Goffinet, chef de la maternité de l’hôpital Port-Royal (Paris). « On a davantage voulu prendre en charge ces enfants, puisque le taux de césariennes des grands prématurés a augmenté en 15 ans. On identifie aussi mieux les enfants qui vont naître prématurément, et les pédiatres utilisent plus de surfactants. Ce sont des produits qui permettent d’améliorer les échanges respiratoires après la naissance de l’enfant. »

L’amélioration des outils techniques pour prendre en charge les grands prématurés sont aussi à noter. La ventilation des enfants est par exemple moins agressive

 

Pas d’amélioration chez les prématurés extrêmes

Pour les enfants nés à 24 semaines, en revanche, l’Inserm ne note aucune amélioration sur le plan de la survie. « Il n’y a pas eu plus de prises en charge de ces enfants, certainement pour des raisons de volonté des équipes médicales, mais pas uniquement », note François Goffinet. « L’implication des parents est quasiment systématique dans la décision de prendre en charge ces enfants extrêmement prématurés. Dans les 22-24 semaines d’aménorrhée, les pratiques en France font qu’on ne prend pas en charge ces enfants-là. » En effet, cette période est extrêmement critique : les chances de survie sont faibles, et ces enfants grandissent rarement sans troubles sur le plan physique, car ils ne sont pas matures.

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