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QUESTION D'ACTU

Maladie cœliaque

Intolérance au gluten : une piste de traitement grâce à l'avoine

Des chercheurs ont réussi à expliquer pourquoi certaines personnes intolérantes au gluten réagissent de la même manière avec l'avoine. Ces résultats ouvrent la voie éventuelle à un premier traitement.   

Intolérance au gluten : une piste de traitement grâce à l'avoine RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA

  • Publié 19.11.2014 à 17h27
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Des chercheurs australiens ont découvert un nouvel indice pour expliquer pourquoi certaines personnes développent des symptômes similaires à la maladie cœliaque (intolérance au gluten), lorsqu’ils mangent de l’avoine. Les résultats de leur découverte sont publiés dans le Journal of Autoimmunity.  

8 % d’intolérance à l’avoine
Chez les personnes atteintes de la maladie cœliaque, l’ingestion du gluten, une protéine présente dans le riz, l’orge et le blé, provoque une réponse immunitaire, qui endommage l’intestin. Les symptômes sont nombreux : nausées diarrhées, sensation de léthargie. Ainsi qu’un risque accru de développer une ostéoporose et des cancers. Or, l’ingestion de l’avoine produit des effets similaires chez certains de ces malades.
En effet, les résultats obtenus par les chercheurs australiens ont démontré que, sur les 73 personnes atteintes de la malade cœliaque suivies pendant dix ans, 8 % d’entre eux présentaient aussi une intolérance à l’avoine.
Selon les médecins, cette réaction serait due au fait que la protéine de l’avoine, l’avenin, est très similaire au gluten. 

 

Détecter la toxicité de l’avoine
Pour le Dr Melinda Harry, auteur principale de l’étude, cette étude est la première de ce genre à expliquer clairement le lien entre l’avoine et la maladie cœliaque «  Etudier des personnes atteintes de la maladie cœliaque ayant ingurgité de l’avoine nous a permis d’établir un profil immunitaire précis grâce aux résultats observés dans les échantillons de leur sang », explique cette dernière.
Le Dr Jason Tye-Din, co-auteur de l’étude et gastro-entérologue au Royal Hospital de Melbourne, considère pour sa part que l’étude apporte des détails spécifiques sur les protéines de l’avoine et les réponses immunitaires qu’elles déclenchent chez ces malades.
« Cela ajoute une pièce vitale au puzzle de la compréhension de la toxicité de l’avoine », s’enthousiasme ce dernier. Optimistes, les auteurs de l’étude voient donc dans leur découverte un moyen efficace pour cibler les tests afin de détecter la toxicité de l’avoine et une piste pour développer des nouveaux traitements contre la maladie cœliaque. Car, à ce jour, le seul traitement existant consiste à suivre un régime draconien sans gluten. 

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